Sauf que Pryor s’est assez vite rendu compte que la musique, c’était sa vie. Au même moment, son ancien collaborateur chez les Get Up Kids James Dewees s’est rappelé à son bon souvenir avec quelques démos, et Pryor est reparti.
Le résultat, c’est Wrist Cutter, un excellent album reprenant une dose de l’émotion des Get Up Kids, trois de la folk indé de The New Amsterdams dans un ensemble inspiré. Totalement séparé de son époque, il aurait pu sortir plus ou moins n’importe quand ces vingt dernières années, mais quand les morceaux sont bons, on ne se plaindra pas. Et ils sont bons, les morceaux : mélancoliques sans être larmoyants (Kinda Go to Pieces, As Perfect As We’ll Ever Be et ses cordes), raffinés avec quelques harmonies vocales majestueuses (Words Get in the Way), folk mais pas chiants pour un sou (Wrist Cutter). Ils rappellent facilement que le talent de Matt Pryor se trouve ailleurs que dans un camion de bouffe. Welcome back.