Derrière ces deux jeunes femmes au corps sculpté par leurs combis de cuir noir se cachent en fait deux extraterrestres de la musique. Ce qu'elles font, ça s'entend directement, elles l'ont dans le sang. "All Must Die", le premier des neuf titres de l'album laisse éclater à la vue et surtout à l'ouïe de tous l'amour que portent ces deux amazones à Tonton Lemmy. Net, dur et surpuissant le riff principal de ce morceau est "motörheadien", c'est un fait! Mais si les girls puisent une bonne partie de leur inspiration chez Motörhead, elles s'en détachent également. Si elles maîtrisent la puissance, le soupçon de tendresse et de psychédélisme qu'elles y ajoutent est loin de nous laisser indifférent.
Sombre, lourde et envoûtante par moment, la musique déballée par The Oath s'inspire des classiques, mais est loin d'être has been. A l'image de Uncle Acid And The Deadbeats, avec qui le duo féminin prendra la route au printemps 2014, The Oath tire en partie cette inspiration diabolique des albums de Black Sabbath qui ont, sans aucun doute, tourné en boucle sur leur tourne disque. Car pour le reste, les deux filles ne manquent pas de références lorsqu'elles parlent de leur musique: The Stooges, Voivod, Danzig, Poison Idea, Mercyful Fate,... Ce qu'elles font, elles le qualifient de pseudo-occult rock. Une sorte d'alchimie et de sorcellerie du heavy metal à la sauce 21eme siècle, toujours d'après les donzelles.
Toujours est-ils que ce qu'elles font, elles le font foutrement bien. L'album se termine par "Psalm 7", un morceau de presque sept minutes qui commence calmement tout en finesse et délicatesse avant de s'envoler dans un fracas de décibels.
Avec ce neuf titres, The Oath fait office d'agréable découverte et risque bien de contaminer bon nombre des amoureux de cette vague Classic Hard Rock qui est occupée à envahir les salles de concert et les rayons de nos disquaires préférés.
The Oath

Motörhead
The Stooges
Voivod
Mercyful Fate