Le son que développe le quatuor rappelle bien évidement celui de Black Sabbath, mais ce doom ultra lourd fait cependant également référence à d'autres groupes tels que Saint Vitus ou encore Electric Wizard. Mais sans jamais avoir réellement percé et après avoir connu une multitude de changements de lineup, Iron Man se contente du bas de l'affiche depuis maintenant près de 30 ans.
Un succès mitigé et une instabilité au sein de la formation qui ont d'ailleurs altéré son rythme de sortie. Si I Have Returned, l'album précédent du groupe sorti en 2009, mettait un terme à dix années de silence, ce nouvel opus d'Iron Man, South of the Earth, n'est au final que le cinquième album studio du groupe. Avec cette nouvelle galette, Iron Man accouche là d'un disque qui, sans grande originalité, mérite tout de même un petit détour. Car si le groupe n'a pas la prétention d'inventer la poudre, ce qu'il balance n'est pas forcément mauvais.
Le premier morceau du disque, qui est d'ailleurs la plage éponyme de l'album, assomme déjà l'auditeur avec sa rythmique lente, lourde et répétitive tellement particulière d'un doom qui transporte. La voix de Dee Calhoun alterne entre un côté très sombre et une face plutôt heavy old school. L'envolée finale qu'il nous offre en fin morceau fait d'ailleurs directement penser à du Rob Halford.
Le groupe enchaîne les morceaux à la rythmique lancinante, qui malheureusement finissent par tous se ressembler. "Ariel Changed the Sky", l'interlude musical placé au milieu du disque arrive à point nommé. Après quatre morceaux on en avait presque déjà assez.
Cette respiration nécessaire s'avère au final de bien courte durée car Iron Man nous revient avec des morceaux coulés dans le même moule que les précédents. Si un soupçon d'originalité pointe parfois à l'horizon, comme sur l'intro de "Half-Face/Thy Brother's Keeper (Dunwich pt. 2)", celui-ci est vite englobé dans le train-train développé par le groupe.
Si on n'a rien à leur reprocher au niveau technique et à propos de la construction des morceaux, le manque criant d'originalité tire l'album vers le bas. Avec des morceaux allant souvent au-delà des six minutes, Iron Man dévoile donc finalement un côté assez lourd sur album. Mais si la recette développée par le groupe passe mal à la maison, elle pourrait certainement avoir une toute autre saveur en live.
Iron Man
Black Sabbath
