Cette incandescence musicale, on la doit aux Danois de HEXIS qui sortent là leur hommage à ce démon vaniteux au visage de femme qui commande les puissances infernales.
Agressant sans relâche, le premier album de ces hommes du Nord assimile la rapidité stridente et offensive du Black Metal par un jeu de guitares saturées et la puissance tellurique assise par une batterie dont la grosse caisse structure à coups de séismes .
Peu de temps mort derrière les treize compositions massives et expéditives de HEXIS. Quelques larsens viennent ponctuer la noirceur frontale d'un jeu récurrent plombant toute nuance. L'album se termine exceptionnellement sur Infernis, une composition longue où HEXIS, sans raison évidente, se dévoile plus rampant tout en maintenant son opacité.
Dans cette position, il semble tourner une page bien qu'aussi ténébreuse à moins qu'il conclue un album féroce pris en pleine face par une mise à mort sadique où la souffrance jusque là espérée courte s'éternise.
Tout comme la démonologie, la musique de HEXIS ne semble pas être à mettre dans toutes les mains.

Hexis