Les premiers cris de Chad Ruhlig sur Emerald Blue laissent planer le doute : For The Fallen Dreams ont-il réellement changé de chanteur ? La similitude entre les voix graves des deux hommes est à la fois déconcertante et rassurante. Sur les riffs ravageurs auxquels le groupe nous a habitués, Chad Ruhlig pose une voix qui se révèle au fil des minutes plus agressive dans les intonations. Musicalement comme je le laissais entendre, les choses n'ont pas beaucoup changé malgré la participation à l'écriture des morceaux de leur ancien batteur Andrew Tkaczyk (parti rejoindre The Ghost Inside en 2011). Seuls certains éléments à tendance djent ont fait leur apparition, comme sur plus de la moitié des sorties metalcore de ces douze derniers mois d'ailleurs.
Si les similitudes musicales sont nombreuses entre cette nouvelle plaque et les précédentes, les différences sont tout aussi importantes. Car quand Chad Ruhlig a annoncé son retour dans le groupe, il a rapidement précisé qu'il ne ferait pas de voix claires. Alors vous qui, comme moi, considérez que les voix claires parfaitement en place faisaient partie intégrante de la recette de l'efficacité du groupe, accueillez la frustration à bras ouverts. Et même avec les passages énergiques et les bonnes idées qu'on peut retirer à de nombreux moments de l'album, on se surprend rapidement à s'ennuyer après quelques morceaux.
Oui ça arrive, le metalcore peut être plus chiant sans voix claires qu'avec. Et les chances pour que les choses s'arrangent en live sont minces, vu les faibles capacités de communication de Chad Ruhlig avec le public... Bon, il a fini quand sa crise Dylan Richter, qu'il vienne un peu réveiller tout ça ?
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For the Fallen Dreams