Encore faut-il justifier son choix en sortant du nouveau matériel, et de qualité si possible ! Avec Symmetry In Black c’est chose faite, confirmant en cela le très bon travail entrepris sur Sever the Wicked Hand en 2011.
L’album s’ouvre en effet par l’excellent Walk With Knowledge Wisely et pose directement les qualités habituelles attendues pour du Crowbar : du riff, du groove, du riff, de la puissance, et du riff. La suite y ajoute la pesanteur un peu sombre de toujours (The Foreboding, Symbolic Suicide) où les refrains vigoureux (Symmetry in White) se disputent aux quelques accélérations adroitement placées çà et là (Ageless Decay).
Car ce Symmetry in Black sait varier ses effets, entre les instants pachydermiques (The Taste of Dying ou Shaman of belief) et les envolées plus célestes (Amaranthine, l’instrumental The piety of self-loathing) ou mélancoliques (Reflection Of Deceit, The Taste of Dying). Lors de ces moments plus posés, la voix de Kirk surprend par ce côté ouaté assez inhabituel, et qui contraste élégamment avec la dominante du reste de l’album, encore plus rauque que d’habitude.
Après vingt-cinq années d’activité, Crowbar montre sur son dixième album qu’il en a encore sous le pied. On ne parlera pas de nouveau départ, mais d’affirmation d’une identité déjà bien installée depuis toutes ces années. Le sens et la maitrise de la formule Sludge, à n’en pas douter.
sludge, windstein, down, crowbar

Down

Brutality Will Prevail
