Le groupe aurait existé dans les années '90, il n'aurait pas fait tache entre Suicidal Tendencies avec son hardcore crossover d'un côté et le Club Dorothée avec ses nombreux mangas de l'autre. Rise Of The Northstar s'est trouvé une image, un univers peu commun dans le milieu hardcore et que l'on aime ou pas, on ne pourra pas leur enlever ce mérite. Maintenant, attention à ne pas tourner en rond.
Si certains morceaux envoient du lourd tels que Bosozoku, un des meilleurs titres de ce disque assurément, leur cover Simon Says ou encore Authentic, d'autres sentent clairement le déjà-vu comme Samurai Spirit ou What The Fuck malgré son introduction plus qu'innovante.
Une impression mitigée donc pour ce premier album des Parisiens. Le succès est à portée de mains, ils en ont le talent. Mais s'ils continuent à sortir tous des disques semblables, ils vont finir comme Emmure qui se caricaturent d'album en album et tournent en rond. Changer de production pour un son final différent pourrait être une première bonne solution. Leur prochaine galette permettra de dire s'ils sont vraiment un des grands groupes de demain, ou pas.

Suicidal Tendencies
Rise of the Northstar