Mi- août 2014, la première vidéo de l’album, appelée Unhinged-Unraveled, débarque sur le net … Le début est tout à fait ce à quoi on s’attend et puis … le chant clair du refrain frappe aussi violemment qu’un pot de confiture qui s’écrase sur le sol. Difficile de contenir une grimace de dégoût. On ne l’avait pas vu venir celle-là.
On s’était entiché de leur hardcore traditionnel aux riffs de guitare inspirés du métal. Mais en écoutant l’album en entier plusieurs fois … On s’habitue plus que facilement à leur nouveau style, qui consiste à mixer des voix claires et des mélodies plus punk-rock, tout en gardant quelques grosses guitares violentes pour nous rappeler que Cruel Hand est bien un groupe de hardcore. De quoi nous rappeler le parcours deNo Warning.
Les douze chansons se retiennent petit à petit et on finit par s’attacher à chacune d’entre elles. La légèreté est la vraie force de cet album : c’est punchy, c’est catchy, ce qui promet une écoute agréable de la totalité des morceaux sans en avoir marre. On en retient Battery Steele, qui rappelle plutôt l’époque Lock & Key), The Negatives dont on se souvient après une seule écoute, Unhinged-Unraveled, Monument Square People et Cheap Life.
Cruel Hand marque le coup avec The Negatives. On y retrouve la voix unique du chanteur, des paroles significatives et leur capacité à nous faire remuer de la tête, mais leur évolution réussit à dépasser tout ce qu’ils avaient écrit auparavant, même s’ils perdront quelques fans au passage.

Cruel Hand
No Warning