Un premier jet, sous forme de EP a été avorté sans vraiment jamais sortir donc. Le temps passant, l'évolution du groupe a éloigné le projet de ses affinités musicales de l'époque, et dès 2013, DARIUS a commencé à collectionner les nouvelles compositions pour arriver à avoir suffisamment de matériel pour embrayer directement avec un album plutôt qu'un court format.
C'est live que le groupe a voulu enregistrer son premier album et c'est au Bikini Test que cela s'est passé avant de l'envoyer à Magnus Lindberg pour le mastering. Cette idée d'enregistrer dans des conditions de scène apporte au Post-Rock des Helvètes une spontanéité assez martial.
Il faut dire qu'avec trois guitares, il y a de quoi faire pour apporter des nuances tonales et du grain. DARIUS se balance entre certaines formes de fragilités et des accents plus rugueux. Voilà qui permet au projet d'éviter les plans pompeux même lorsque DARIUS étire ses compositions (Okkotemasu).
Instrumental, DARIUS va chercher des voix, féminines comme pour rééquilibrer ses élans costauds (Panzer Am Gesicht), chez l'ensemble vocal CALLIRHOE (Used). Ces voix viennent compléter le panel instrumental plutôt que de reconstruire les codes du Rock classique.
Bien que composé sur une période plus ou moins longue, ce premier album, capable de multiplier les directions, conserve une cohérence séduisante à laquelle il est facile d'adhérer tout au long des neuf plages. La Suisse marque un point de plus.
Darius