Rétrospectivement, on est en droit de se demander, hormis pour ces deux premières réussites, pourquoi il a quitté la bande à SCOTT KELLY et STEVE VON TILL. D'abord avec A STORM OF LIGHT, il n'a jamais su se départir de l'ombre de NEUROSIS, ensuite avec ce nouveau projet, il revient en sus du travail sonore à des projections.
Peut-être justement qu'avec NEUROSIS, on n'attendait de Josh Graham qu'un visuel et que dès lors un sentiment d'inachèvement se faisait sentir en lui. Dans ce cas, pourquoi être passé par plusieurs cases avant d'en arriver à IIVII ?
Josh Graham se plonge dans un scénario pour écrire cet album, à savoir celui, assez commun, d'une colonie qui s'installe sur Saturne. Certaines compositions auraient pu être utilisées en arrière fond par NEUROSIS pour appuyer leur Post-Metal. Ce qui laisse à penser qu'il ne s'est pas encore complètement éloigné de ses comparses d'antan. D'autres par contre, revêtent une forme plus cinématographique et inévitablement se teintent d'une coloration futuriste. Si vous pensez à ZOMBI, vous n'êtes pas loin de vous imaginez le résultat.
Le projet devant s'accompagner d'un visuel laisse bien évidemment le format CD difficile à évaluer. Difficile en effet d'apprécier pleinement une tartine à la confiture sans sa confiture. Toutefois l'album souffre de quelques longueurs avec ses sept titres pour une cinquantaine de minutes,. Il reste appréciable même si ce n'est pas ce que Josh Grahm nous a proposé de plus excitant. Ce côté solitaire justement, l'enferme dans une certaine convenance et l'empêche de se nourrir d'influences et de distances apportées par d'autres membres. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que les deux formations où il n'était pas le seul maitre à bord ont été les deux plus intéressantes.

Neurosis


