Deux ans plus tard, voilà que la bande à Timo Kotipelto (chant) nous revient donc avec une quinzième plaquette baptisée Eternal. Et disons-le immédiatement, celles et ceux qui s'étaient réjouis de ce vent de fraîcheur provoqué par Nemesis seront les premiers déçus par ce nouveau cru. Dans le genre reculer pour mieux avancer, Stratovarius a visiblement décidé de revenir dans les clichés et les standards du style qui est le sien depuis maintenant près de 30 ans et nous ressort un album-cliché qui ravira ceux qui avaient été déçus par le virage pris par le groupe en 2013.
Sans pour autant être mauvais, Eternal est même sans doute l'un des albums les plus travaillé du groupe. Niveau arrangements et qualité sonore, force est d'avouer que cette plaque est tout simplement parfaite. Et c'est d'ailleurs ce qui la sauve! Par contre, pour ce qui est de la musique en elle-même, les clichés du power metal sont donc tous au rendez-vous. Longues cavalcades de guitare/batterie, synthé bien présent et chant épique, voilà de quoi réconcilier Stratovarius avec le noyau dur de ses fans voulant retrouver le Stratovarius qu'ils connaissaient depuis des années.
Résultat, Eternal s'écoute tout seul sans pour autant accrocher ou repousser l'auditeur. Un disque bien arrangé, mais dont le contenu s'avère au final assez banal et ce, même s'il fait référence aux heures de gloire que le groupe a connues entre 1996 et 2000 à l'époque de ses albums Episode, Visions et Destiny.

Stratovarius