Difficile de mettre en valeur une ou deux chansons en particulier. L’album se tient complètement, que ce soit grâce à la cohérence de son contenu ou par sa valeur intrinsèque. He Is The Gate est monstrueusement beau de bout en bout, Into the Courts of Azathoth renvoie l’image de majesté renversante que l’on est en droit d’attendre d’une chanson qui évoque la plus haute déité de la mythologie Cthulu. Dans ces chansons, comme dans le reste de l’album, on reste happé par la variété du jeu de guitare de T. , auteur de ces petites choses qui font la différence : interplay par ici, reverb par là, superposition de couches mêlant rythme et mélodie... l’album dépasse en variété l’impression de densité qu’il donne initialement.
Les autres membres de Sulphur Aeon ne déméritent d’ailleurs pas non plus. Alors qu’il ne s’agit ici que de son deuxième album, le groupe impressionne par la maturité de son écriture et de son jeu. La batterie de D., phénoménale, propose différents patterns formant une union sombre et consistante avec des riffs déjà excellents pour un effet saisissant (Devotion to the Cosmic Chaos). Vocalement, le growl profond et puissant de M a aussi fait des progrès (Yog-Sothoth!) même si on le voudrait plus varié, plus modulé.
Avec Gateway to the Antisphere, Sulphur Aeon parvient à dépasser les attentes et surprend presqu’autant que lors de la sortie de son premier album. On pourrait reprocher à cet enregistrement sa production au son parfois un peu trop écrasé, mais il ne s’agit finalement que du reflet d’un Death Metal puissant et mélodieux, envoyé du plus profond des abîmes de l’océan.
death metal lovecraft Behemoth
Sulphur Aeon
Behemoth
Immolation
Hypocrisy