Originaire de l'Essonne et actif depuis 2006 déjà, AOR est pour l'instant tributaire d'un EP éponyme sorti en 2010 et d'un premier album, "Unnamed" en 2012, ces releases tout deux disponibles gratuitement sur leur bandcamp. On peut déjà saluer le geste, privilégiant avant tout le plaisir de partager son oeuvre à l'aspect financier, ce qui n'est pas pour déplaire.
Question influence, on pourrait les rapprocher de Converge ou des Suèdois de This Gift is A Curse par le chaos brut et ambiant qu'ils imposent, du Amenra à ses débuts par le côté un peu post hardcore, le tout saupoudré d'une dose doom à la Cult of Occult, lourdeur en veux-tu en voilà. Mais que propose ce nouvel EP à l'artwork troublant et inquiétant, sorti le 1er février dernier ?
Et bien justement du lourd, de la violence et de la sueur! Peut-être pas du révolutionnaire dans le genre certes mais l'ambiance est crasse, malsaine et tendue. AOR est là pour en découdre et ne pas faire de concession ! Et par cet EP, le groupe nous gratifie d'un condensé de leurs influences très diversifiées. Ca promet d'être puissant en live !
Quatre morceaux représentant leur univers où se mélangent haine, montées en puissance (Theophobia, The Seed), athmosphères pesantes (Genèse) et final chaotique (Submission), comme on l'espère souvent à l'écoute de ce type de formation. Et la sauce prend encore plus vite si vous avez l'opportunité de l'écouter au casque, le déluge s'installe encore plus insidieusement.
On pourra aussi s'intéresser sur le concept liant les lyrics, apparemment se positionnant en tant qu'oppresseur de la liberté, défenseurs d'un mode pensée unique, etc...Sans pour autant acquiescer les dires mais plutôt les analyser d'un regard externe. Malheureusement le livret n'était pas à ma disposition. Une bonne raison de s'en procurer une copie physique.
Côté production, on a droit à un bon crû, cette petite touche sale et grasse, notamment sur les guitares que l'on aime tant d'ailleurs dans ce style et augmente l'effet destructeur de la galette.
Et quand on sait que Cure a été réalisé par Cyrille Gachet (Year of No Light, The Great Old Ones) et masterisé par Audiosiège (Sleep, Nails & les Belges de Oathbreaker), on ne peut que se laisser convaincre de glisser et sombrer dans le chaos le plus total.
Bonne écoute !
postcore, sludge, paris, Oathbreaker

Converge
This Gift is A Curse
Amenra
Cult of Occult


