En effet la diversité des styles et leurs croisements donnent toujours un ensemble cohérent, droit et logique à l’image du tesseract ou octachore (figure géométrique) qui a inspiré le groupe dans les couvertures de 2 de ses albums et le nom du groupe évidemment.
Avec ce nouveau disque à la pochette fort colorée, le quintet nous propose des sonorités à cette image. Explorant des sons dans un groove assez lumineux comme de la pop, TesseracT qui a conservé évidemment donc son penchant expérimental, allant donc aussi vers une plénitude.
Le scream présent sur les prédécesseurs de Polaris est un peu balayé au profit d’une voix plus douce et aérienne, cependant on pourra noter un côté un peu plus «?agressif?» avec des ressemblances presque des Red Hot Chili Peppers sur Tourniquet ou encore le début de Phoenix. Le plus «?old-school?» quant a lui sera accordé au titre Hexes mélangeant djent et voix très poussée aussi bien douce que forte.
Après avoir tourné le dos aux riffs et coups de batterie bien durs, le quintet ayant pris une voie bien plus groovy et funk nous garde quelques envolées plus rock ou djent encore?; le tout, parsemé de voix aériennes.
Le groupe dose bien ces nouvelles sonorités, dans un album légèrement plus court que ses précédents, mais qui ravit tout autant les oreilles. Il est difficile de sortir les meilleurs morceaux, car selon les origines et préférences musicales de chacun les choix seront différents, pour ma part Utopia et Seven Names seront mes 2 titres à souligner.
Au bout de ces 46 minutes, ces 5 Anglais ont encore réussi à impressionner, expérimenter, et ouvrir les esprits. TesseracT c’est le genre de groupe à écouter pour réaliser que tout n’a pas déjà été fait dans les musiques et qu’il y a encore beaucoup de portes à ouvrir.
Un bon album qui donne envie de ne pas les louper lors de leurs festivals de cet été en Europe, notamment le Graspop en Belgique !
expérimental - progressive - groove - metal

TesseracT
Red Hot Chili Peppers