Avec Chris Turco accroché à sa batterie et un nouveau bassiste, en la personne de Richie Tousseull, Pat Harrington injecte les éléments qui nous avaient séduit l'année passée, dans une version longue qui tient le cap.
Le Blues enraciné dans un Rock Heavy et ce psychédélisme discret mais voyageur sont devenus la marque de fabrique de cette formation dont le jeu est aussi aisé que naturel. D'ailleurs GEEZER se montre tout aussi efficace avec un format de trois à cinq minutes que sur des plages qui s'étirent. Cette désinvolture permet au groupe de librement orienter le ton au gré de ces compositions.
Capable donc d'envoyer un Blues au groove sulfureux (Sunday Speed Demon), GEEZER maitrise aussi bien les règles de l'improvisation et des Jams (Sun Gods) que les chevauchées sur une grosse cylindrée en plein désert (One Leg Up, Stoney Pony). Et si sur la balance musicale, GEEZER pèse lourd (Superjam Maximus), l'éléphant (rose) ne marche pas dans un magasin de porcelaine. Son psychédélisme aéré (Hangnail Crisis) est en mesure de supporter le poids (Bi-Polar Vortex).
GEEZER est passé sans fausse note du EP au long format. Ce disque, dont finalement la seule erreur sera de ne pas avoir un nom à lui pour consolider la cohérence artistique de ce groupe authentique, s'écoute sans fin.
Geezer