Chronique


Per Aspera Ad Pestilentiam

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Sepulchral Productions

5 titres, 26 minutes
Sorti le 18-03-2017


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Samedi 18 mars 2017

L'année 2016 s'est avérée plutôt prolifique pour la scène black metal québécoise : Forteresse
Forteresse


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sortait un des albums de l'année avec Thèmes Pour la Rébellion, Sanctuaire
Sanctuaire


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nous offrait un excellent EP avec Le Sang sur l'Acier, Neige & Noirceur sortait de son black atmosphérique habituel pour servir un opus froid et mécanique sur le thème de la Première Guerre Mondiale... J'en passe et des meilleurs, le microcosme « metal noir québécois » étant si actif qu'on pourrait découvrir un nouveau groupe chaque semaine.
Et visiblement, 2017 s'annonce du même tonneau, car après un premier album particulièrement enthousiasmant, c'est au tour de Délétère
Délétère


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de publier via Sepulchral Productions un nouvel EP.

Délétère
Délétère


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, c'est un groupe emmené par deux vétérans de la scène québécoise – Atheos, passé par Monarque, et Thorleïf, vocaliste de Valknacht – et basant son imagerie sur les épidémies de peste noire ayant marqué l'histoire – thème décidément porteur en black metal après 1349
1349


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dont le nom y fait référence ou encore et de manière plus confidentielle Kzohh qui en a fait le centre de sa musique et de ses performances scéniques. Le titre de ce nouvel EP, Per Aspera ad Pestilentiam, y fait immédiatement référence, comme le précédent Les Heures de la Peste. Contrairement à ce dernier toutefois, ce qui frappe immédiatement en lançant cette nouvelle offrande de Délétère est la qualité du son, nettement meilleure que précédemment : à l'instar de Forteresse, Monarque et Sanctuaire, Délétère semble avoir compris qu'une plus grande reconnaissance internationale passera par un son propre, loin des premiers albums cultes mais plutôt crades de la scène québécoise.
Et à moins d'être un peu masochiste et d'aimer la saleté plus que tout, force est de reconnaître que ce changement sur le fond permet d'apprécier bien mieux la forme. Comme sur le Thèmes Pour la Rébellion de Forteresse, l'amélioration notable du son rend Per Aspera Ad Pestilentiam beaucoup plus accrocheur que son prédécesseur, mettant particulièrement en valeur ces mélodies de guitare typiques du « metal noir », toujours porteuses d'un feeling bien particulier. Dès Le Lai de la Vermine, on est ainsi plongé dans ces ambiances à la fois froides et enveloppantes typiques de la scène, le chant de Thorleïf suivant intelligemment les lignes mélodiques d'Atheos. Les textes seront d'ailleurs, pour une meilleure plongée dans le thème médiéval, souvent déclamés en latin, comme sur l'excellent Horae Leprae et ses orgues prégnantes (qui sont d'ailleurs un atout plus que cosmétique). Même chose sur le refrain de Milites Pestilentiae, probablement le meilleur morceau de l'album, qui verra probablement le public clamer « Per aspera ad pestilentiam » en choeur à chaque concert – on tient là un vrai « tube » à l'échelle black.

Le format EP, qui pourrait surprendre, est nettement compensé par la longueur de chaque titre (plus de 6 minutes pour trois d'entre eux, plus de 5 pour la conclusion Ordo Regis Caedis) mais aussi par le fait que le tout, très cohérent, perdrait en force de frappe s'il était plus long – Sanctuaire avait intelligemment proposé la même chose avec Le Sang sur l'Acier l'année passée. Au final, Délétère se positionne comme un des fers de lance en devenir d'une scène qui offre de plus en plus de portes d'entrée au public ne l'ayant pas encore découverte. Un public qui a donc de moins en moins d'excuses s'il apprécie le black metal...
AUTEUR : Florent
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on é...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Agai...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...
Chroniqueur depuis ses 16 ans, il a voulu se relancer après un break... et des études de journalisme. Percer dans le journalisme musical quand on écoute du metal est aussi simple que percer dans le journalisme sportif quand on est fan de cricket, mais l'envie d'écrire et de partager sa passion l'a poussé à rejoindre les rangs de Shoot Me Again!...

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