Ainsi, quitte à bombarder le groupe de références, on pourrait aussi citer leurs compatriotes de Revel in Flesh, voire aller chercher jusqu’à At The Gates et Dismember si l’on voulait encore mieux situer le style pratiqué par Deserted Fear sur ce nouvel album. Sans toutefois signifier que le groupe n’a pas développé son propre son ! Mieux, il continue de polir son Death, écrasant et accrocheur, à l’instar de ce qu’il avait déjà commencé sur Kingdom of Worms, moins brut et déchiré que ses débuts.
Mixé et masterisé par Dan Swano (Edge of Sanity... tiens tiens...), Dead Shores Rising se voit ainsi doté d’un son moderne, croquant, mettant en valeur les mélodies entraînantes écrites par un groupe qui affirme de plus en plus un songwriting efficace. De quoi assurer une écoute plutôt enthousiasmante des premiers morceaux, bien balancés entre mélodies et agressivité.
Mais à mesure que l’on progresse dans l’écoute de l’album, on se rend compte que, malgré ces moments somme toute bien épiques, le schéma proposé par Deserted Fear peine à s’agrandir, et offre finalement trop peu de variété. Citons par exemple The Edge of Insanity ou Corrosion of Souls, qui demeurent totalement interchangeables.
Ainsi, Deserted Fear continue son petit bonhomme de chemin à travers la forêt Death Metal et parvient à tracer une route efficace, plutôt agréable à suivre, mais manquant cruellement de renouvellements. Un écueil qui pénalise forcément un groupe évoluant dans les sphères encombrées du Death, et qui lui fournira un beau défi à relever pour l’album numéro quatre !

Death, Swano, Old school
Deserted Fear
Entombed
Immolation
