Le décor est simple et connu : un héritage HxC avec une grosse influence Metal. Et cette orientation Metal, nos liégeois l'ont encore développée. Durant les six compositions de ce nouveau disque, confié en toute logique à Gérald Jans (Noise Factory Studio), on entend un LIFERS amateur de lourdeur et de violence mais aussi un LIFERS de plus en plus gras.
Si les titres les plus énergiques surprennent moins, s'inscrivant dans les attentes énoncées, les compositions où la formation ralentit les tempos (Never Sell MySelf), impressionnent. D'autant que Seb, le chanteur, étale des variations vocales puissantes qui imposent un peu plus le respect.
LIFERS connait bien les ficelles des genres qui l'inspirent. Le groupe écrit par conséquent des titres millimétrées au niveau des intentions. Les riffs tombent aux bons moments pour relancer avec agressivité les morceaux. Afin de ne pas s'enfermer dans un canevas redondant, LIFERS varie également les idées pour dynamiser ses structures comme ce passage à la basse sur I Wonder What. Enfin, le groupe maîtrise le jeu du chat et de la souris. Il tient en haleine en mixant l'ordre de ses intentions de Metal puissant, de tabassage pour animer le moshpit, de prise à la gorge ou de trainée dans des eaux boueuses.
Evidemment, les ruses de LIFERS sont éculées. Toutefois dans l'exercice, le plus difficile reste le dosage et la capacité à renouveler ce qui a déjà fait ses preuves. Et à ce jeu, les Liégeois dominent la partie (Praise For The One). Le premier EP avait pour mission de présenter la formation. Ce mini-album permet d'entendre une formation montée sur le terrain avec assurance et solidité.

Lifers