
En 1982, Arnold Charles Ernest Hintjens foulait déjà les planches de l'Ancienne Belgique avec T.C Matic. Trente ans plus tard, toujours accompagné de Serge Feys au piano, Arno est devenu un véritable abonné de la salle bruxelloise avec plus de 20 concerts donnés au 110 Boulevard Anspach. Et pour cause, et ce n'est pas un secret, s'il aime sûrement encore aller boire un coup sur la Place d'Armes à Ostende, Arno a adopté Bruxelles et les cafés du quartier Dansaert depuis bien longtemps et une chose est sûre, Bruxelles le lui rend bien!
Hier soir, Arno a, comme à son habitude, étonné celles et ceux qui le découvraient sur scène et rendu nostalgiques ses plus vieux fans tout en les confortant dans leur opinion qu'ils ont de lui, à savoir, qu'Arno, même s'il pourrait être mon père, est un mec à part! Un personnage ou même plus que ça, une icône!
S'il venait présenter son dernier album, Future Vintage, sorti récemment, Arno, tout en "broebelant" entre deux morceaux, aura fait un véritable récital de près de deux heures en balayant chaque recoin de sa carrière. Si sa démarche branlante, ses interventions bilingues et ses histoires notamment à propos de sa "factrice" qui a eu le coup de foudre pour une danseuse écolo font rire, Arno, même bien entamé, a également le pouvoir d'émouvoir. Si l'alcool peut rendre triste, Arno le peut aussi.
Entre "Lola" chanson dédiée à sa grand-mère à la poitrine opulente et "Dans les yeux de ma mère" qui, entre rire et sensibilité, vous balance une boule en plein milieu de la gorge et vous hérisse les cheveux, Arno nous ouvre son coeur et fait chavirer le nôtre.
Quand il se relève de son tabouret pour entamer un "Ratata" plus qu'électrique, c'est un autre visage que nous livre l'habitué des lieux. Mais l'hymne d'Arno est encore plus vieux que ça! Ratata est sorti en 1990, mais c'est à coup de "Putain Putain", qui lui date de 1983 et de la période T.C. Matic, qu'Arno a démonté l'AB, une fois de plus. Et quelque chose nous dit que ça ne sera certainement pas la dernière.

Arno