Quand je vois un bouquin avec « rock » et « underground » dans le titre, je me dis « non, c’est pas vrai ! ». Je vérifie, réouvre mes yeux et si, c’est vrai ! Alors, je sourie, j’exulte ! C’est tellement rare (en plus celui-là, je l’avais loupé, il date de juillet 2017) ! Après, faut que le livre soit bien foutu.
Et il l’est.
Une véritable immersion dans l’undergound parisien des années 70 et 80, entre rock et punk. Les concerts dans les bars, les squats, le DIY, les salons, les concerts sauvages en pleine nature, etc. Les lieux mythiques comme le Gibus ou le Bus Palladium. On revit tout ça à travers différents témoignages (beaucoup d’interviews) de musiciens et de groupes comme
Les Catacombes,
Les Cadavres,
Metal UrbainMetal Urbain1 chronique,
L’Esprit du Clan
L'Esprit Du Clan3 chroniques · 7 galeries,
Watcha
Watcha2 galeries, et… Sanseverino (là, j’ai pas tout compris !!!).
L’auteur n’en est pas à son premier ouvrage sur le rock (e.a. « Rock Attitude », « Rock Addictions »). Son ton et son style sont nets, clairs, familiers parfois, bien en phase avec le sujet. On se sent impliqué.
C’est bon de se replonger dans cette époque, quand la scène alternative était à son apogée. Certains ont dit que le mouvement avait ensuite lâché du lest. Que les rockeurs étaient devenus fatigués, pères de famille et puis qu’ils s’étaient rangés un peu. « Le punk est maintenant dans une période Bisounours » comme dit David de
Stygmate.
J’ai découvert la scène underground parisienne et me suis replongée avec plaisir dans l’esprit associé à savoir la révolte face à la société, à la télévision, à la consommation, au progrès, aux gouvernements, etc. La vraie rébellion, « celle de la rue, pas celle de la radio guimauve et commerciale ».
Une époque où Internet n’existait pas, où les passionnés se bougeaient avec un budget de 0€ et un bénéfice de 0€ et où ils recommençaient le week-end suivant.
J’ai toujours dit que j’étais née quinze ans trop tard…