Chrome Division est un projet parallèle pour ses membres qui souffre, de ce fait, de tournées sporadiques. Par ailleurs, les allées et venues des membres divers et variés qui ont composé le groupe ne facilitent pas la faculté du public à s’identifier à eux. Dans sa monture 2018, il se compose de vétérans en provenance de diverses formations : Eddie Guz au chant –The Carburetors, Kjeel Aage Karlsen à la lead guitar -Gromth, Tony White à la batterie -Minas Tirith- et comme annoncé Shagrath à la guitare rythmique.
Avant de tirer le rideau sur ce chapitre heavy metal, Chrome Division enfourche sa moto pour une cinquième et dernière ballade musclée, One Last Ride (2018).
La philosophie de Chrome Division est de proposer une musique instantanée, ce qui s’aperçoit notamment dans le processus de production. Celui-ci repose sur de longues séances de jam, desquelles les passages promoteurs sont extraits pour être incorporés dans des titres qui forment l’opus.
One Last Ride est un album résolument orienté vers un heavy metal rapide, qui regarde en direction du power metal quant à la vitesse d’exécution. L’homogénéité entre la lead guitar et la guitare rythmique, tout comme la présence de nombreux solos, apportent un vent de complexité bienvenu ; l’expérience des musiciens se fait ressentir avec une absence de solos longs et inutiles rencontrés chez d’autres confrères. Le jeu de batterie accompagne les guitares sans jamais prendre le dessus.
Moins obscure qu’Infernal Rock Eternal (2014), les rythmes de One Last Ride invitent davantage à la fête ; on mentionnera un duo surprenant avec l’artiste pop Miss Selia sur Walk Away In Shame . De là à décrire les mélodies comme accrocheuses il y a un pas que nous ne franchirons pas. L’ambiance générale qui s’en dégage n’est pas sans rappeler l’univers motard décrit dans les œuvres cinématographiques et vous donnera l’envie de déguster quelques bières.
Les paroles ne scintillent pas de par leur finesse ou leur originalité. Chrome Division parle de boire du whisky le matin et rencontrer des filles chaque soir –Back In Town. Tant les thèmes que le traitement de ceux-ci sont très éculés. Les amateurs d’heavy metal à l’ancienne s’y retrouveront, les poètes en herbe fuiront à grandes enjambées.
One Last Ride se destine à un public qui apprécie l’heavy metal à l’ancienne. Honnête sans pour autant atteindre des sommets –il fait pâle figure à côté de Firepower de Judas Priest, nous restons assez pessimistes quand à sa capacité à briller sur le long terme.
Chrome Division - One Last Ride - Heavy metal - Shagrath

Chrome Division

Motörhead
Black Label Society