« Long time no see » me disais-je déjà en janvier 2018 en redécouvrant le groupe sur scène à l’affiche du Persistence Tour. Une pêche toujours présente et une scene-credibility méritée de la part du groupe néerlandais. Et c’est aujourd'hui son huitième album que le groupe nous présente, sous le titre trompeur de True Love. Trompeur car c’est toujours une haine qui se dégage de l’intro Glück Auf. Des thèmes très axés sur la rébellion et la face sombre de la société actuelle ; le premier véritable titre de cet album, Antitown (qu’on avait déjà pu découvrir fin 2018) décrit le déclin de la ville d’origine du groupe, Heerlen.
Le groupe avance à l’aise dans son style de prédilection et assure. Pourtant, c’est par l’originalité de la suite de cet album que True Love va gagner son intérêt. Des guests bien placés (Chris de TRC sur l’excellent et groovy New Beginnings et Freddy de Madball sur le brûlot Bombs Away) donnent un souffle d’air frais à l’album alors que sur le morceau-titre, True Love, le groupe ralentit le tempo pour un titre certes plus posé et réfléchi, mais qui gagnera assurément une place de choix sur les setlists du groupe.
Born From Pain explore, se metallise même sur End Of The Line, qui me rappelle Slayer dans sa période la plus sous-estimée (1994 - Divine Intervention). Premier single de l’album sorti voici déjà plus d’un an, Rebirth est le single imparable de l’album, mais pas forcément celui qui lui donne sa qualité. Born From Pain applique sur ce titre ce qu’il a fait de mieux jusqu’à présent. Mais ce qu’il fait de mieux aujourd'hui, c’est justement se diversifier et oser sortir du carcan dans lequel trop de groupes hardcore s’enferment.
Une bonne surprise qu’on n’attendait pas forcément ici, la preuve qu’un groupe avec une solide expérience peut encore se réinventer, se remettre en question et revenir plus inspiré encore.
heerlen hardcore

Born from Pain
TRC
Madball