Depuis leur premier album, A Bright Celestial Light sorti en 2010 jusqu'à The Earth Is The Sky en 2015 ou maintenant avec Esoteric Oppression, on sait que la formation emmenée par Victor Wegeborn et Alex Stjernfeld sera pénalisée par cette comparaison. Pourtant, depuis les premières compositions proposées, on sent cette volonté quasi-thérapeutique d'envoyer des titres qui assurent leur rôle et chaque niveau de maturité atteint élève la qualité d'écriture.
Avec leur nouveau batteur, Svante Karisson et leur nouveau guitariste, Ronny Westphal ainsi qu'un dernier EP plutôt bien reçu par les critiques, The Comfortable Low (2016), THE MOTH GATHERER a pu aussi tirer profit de sa collaboration avec Dennis Lywzén (REFUSED) au niveau médiatique.
Esoteric Oppression poursuit dans la direction prise par le groupe. Même si un nouveau bassiste, Dan Hemgren, vient contribuer à apporter du sang neuf, THE MOTH GATHERER repose sur un socle pesant où des atmosphères viennent se greffer pour aérer l'ensemble. Depuis 2016, on note que ces atmosphères se digitalisent, d'autant que maintenant Victor Wegeborn ne doit plus de charger de la basse, de plus en plus pour une incision chirurgicale.
C'est d'ailleurs peu surprenant d'apprendre que Magnus Lindberg (CULT OF LUNA) s'est occupé de mastering de l'enregistrement de Esoteric Oppression qui s'est fait dans plusieurs studios.
Une nouvelle fois, THE MOTH GATHERER a ouvert son carnet d'adresses dont le groupe a bien profité pour l'enregistrement du disque. Mais la collaboration la plus intéressante et la plus pertinente, s'entend sur The Drone Kingdom qui invite Messy Mathi (BARST) avec cette orientation vocale mixte et cette once d'orientalisation.
Certes, et on devra certainement le répéter à chaque sortie, THE MOTH GATHERER ne fait pas partie des pionniers-influenceurs du genre, mais le formation se montre plus que capable d'écrire une musique de qualité. Les Suédois sont bien plus que des seconds couteux. Esoteric Oppression démontre une fois de plus que l'on peut suivre un mouvement sans réellement innover mais tout en restant plus qu'intéressant.

Neurosis
The Moth Gatherer

Barst