Je pense que des disques de rap chroniqués ici, vous n'allez pas en trouver beaucoup. Déjà parce que musicalement, ce n'est ni notre domaine de prédilection, ni notre domaine de compétences.
J'ai volontairement utilisé le terme rap plutôt que Hip Hop pour parler de ce disque. Premièrement parce que je veux plutôt faire référence au registre musical, ensuite parce qu'à mes yeux, le Hip Hop représente plutôt une culture (avec ses codes par exemple... au même titre que le punk, le hard core etc) et ce même si ce terme est galvaudé ou mis à toutes les sauces actuellement, je ne suis pas sûr que
JONAZJonaz1 chronique fasse partie de cette scène ou même s'en revendique particulièrement. Et puisqu'on parle de codes,
JONAZJonaz1 chronique est tout bonnement un OVNI.
Au niveau de son parcours,
JONAZJonaz1 chronique, à l'instar des
Beastie Boys
Beastie BoysVoir la fiche a commencé dans le mouvement punk. Les textes de
JONAZJonaz1 chronique dans son rap sont d'ailleurs loin de pratiquer la langue de bois. Plutôt explicite,
JONAZJonaz1 chronique a une façon d'aborder ses thèmes et sujets assez provocatrice et analytique. Tantôt cynique, dénonciateur et virulent, il n'hésite pas à s'en prendre directement à ses congénères (du rap ou du monde musical). Ses positions sont tranchées et plutôt éloignées des discours habituels des rappeurs français.
Ce qui ne doit pas faciliter son intégration dans la scène du rap en France. Musicallement aussi, le français se démarque. Amenez des instruments rock aurait été trop évident et facile pour le Lillois. C'est bien avec un sampleur que l'artiste solo travaille mais les samples choisis sont eux aussi loins des classiques du genre. Assez minimaliste dans ses instrumentations,
JONAZJonaz1 chronique propose un beat pas trop rapide mais habillé d'originalité.
JONAZJonaz1 chronique a donc tout pour nous plaire. Les discours, l'originalité, l'engagement, le positionnement claire...
JONAZJonaz1 chronique est resté de la sorte un punk... un punk qui fait du rap !