On ne sait pas à quoi s’attendre pendant les premières secondes de ce premier morceau, rythmé par un son monotone qui exprime déjà une once de désarroi. Ensuite, le piano entre en scène. Semblable à un écho dans une gigantesque église, il est bientôt accompagné par la voix du chanteur, Mark Magick. Puis, tout vacille avec des riffs de guitare beaucoup plus secs et énergiques.
Les paroles partent à peu près du même schéma à chaque chanson : un amour vaincu, une idylle brisée. C’est une forme de poésie, avec des phrases telles que « Death race with things that were my goals, but passed me by » (en français : La mort est en compétition avec des choses que je visais, mais qui me sont passées à côté) « Lost in you, I’ve lost my faith » (en français : Perdu en toi, j’ai perdu ma foi). C’est un album original, indéniablement. Par exemple, dans le 5ème morceau, Within, on peut détecter une mélodie de boîte à musique. Ou encore, la sixième track qui commence avec des notes provenant de ce qui semble être un orgue. C’est une souffrance exquise que Give Up To Failure met en scène, le genre d’opus tellement riche qu’on en repère tous les détails qu’au bout de nombreuses écoutes.
The Jesus and Mary Chain
My Bloody Valentine
Give Up to Failure