Ce groupe polonais définit sa musique comme sombre et puissante. Il nous prouve que les genres alternatifs n’ont aucune frontière et traversent les continents jusqu’en Europe Centrale. L’album Burden, sorti le 14 septembre 2020, dépeint en quelques sortes toute la tristesse et la mélancolie du monde. Le groupe a su créer un genre hybride entre cold wave, rock et alt-metal, ostensiblement inspiré de l’univers gothique. Une tendance shoegaze se dessine également au tableau : au départ initié par des noms tels que The Jesus and Mary Chain
, etc, ce style de musique a émergé dans les 80’S au Royaume-Uni. Signifiant littéralement « Regarder ses chaussures », ce genre de rock alternatif se base avant tout sur la saturation et les riffs de guitare distordus, ainsi qu’un chant qui semble flotter dans l’air.
On ne sait pas à quoi s’attendre pendant les premières secondes de ce premier morceau, rythmé par un son monotone qui exprime déjà une once de désarroi. Ensuite, le piano entre en scène. Semblable à un écho dans une gigantesque église, il est bientôt accompagné par la voix du chanteur, Mark Magick. Puis, tout vacille avec des riffs de guitare beaucoup plus secs et énergiques.
Les paroles partent à peu près du même schéma à chaque chanson : un amour vaincu, une idylle brisée. C’est une forme de poésie, avec des phrases telles que « Death race with things that were my goals, but passed me by » (en français : La mort est en compétition avec des choses que je visais, mais qui me sont passées à côté) « Lost in you, I’ve lost my faith » (en français : Perdu en toi, j’ai perdu ma foi). C’est un album original, indéniablement. Par exemple, dans le 5ème morceau, Within, on peut détecter une mélodie de boîte à musique. Ou encore, la sixième track qui commence avec des notes provenant de ce qui semble être un orgue. C’est une souffrance exquise que Give Up To Failure
Give Up To Failure
met en scène, le genre d’opus tellement riche qu’on en repère tous les détails qu’au bout de nombreuses écoutes.