Parmi leurs influences, ils citent King Gizzard & The Lizard Wizard et Acid Mothers Temple.

Centre (2021) est, comme leurs derniers albums, fait de compositions psychédéliques ensoleillées. Les guitares sont aériennes, la batterie se fait parfois tribale, parfois kraut, parfois même orientale, et la voix est légère. L’orgue vient placer quelque fois des nappes drones très méditatives, comme par exemple dans Tassels, le morceau d’ouverture.
C’est un album très personnel pour Stephen Bailey, qui y raconte avec poésie et profondeur son rapport à la religion, durant son enfance et sa vision des croyances dans sa vie adulte.
Durant tout l’opus, il chante, sur un mix équilibré de krautrock et de psychédélique, les déambulations de sa foi.

Nous pouvons retrouver dans ses textes et dans les titres des chansons des rapports directs avec la religion. Hands Together, le deuxième morceau, par exemple, est en rapport à la prière. Et Second Home, qui pourrait parler de la religion comme foyer.
Dawn, qui suit, pourrait parfaitement parler de « la vie après la vie », l’aube d’une nouvelle vie. Deluge, la chanson de clôture, ferme le voyage de manière très douce, comme si nous voguions sur les arpèges de guitare, et que la batterie imitait le mouvement de la mer.
Il sort de l’album général un sentiment serein, lumineux, qui fait fort penser à Kikagaku Moyo, dont le groupe s’inspire également. Cette inspiration se sent d’autant plus dans les morceaux comme Peregrination, où la voix vient ponctuer le voyage musical.
Petite mention pour Two Minds, morceau presque trip hop, qui pourrait faire penser à Morcheeba, et Aplomb, qui porte bien son nom, le sommet musical de l’album.
Pour leur quatrième album, Mt. Mountain nous propose un voyage ensoleillé et spirituel, très personnel. Centre (2021) est un recentrage en douceur sur ses croyances personnelles, et une très belle performance musicale qui nous allège le cœur et la tête.
Merci.
Mt. Mountain
Acid Mothers Temple