C’est avec la crise pandémique du Covid-19 que le projet solo du frontman de ROMANO NERVOSO voit le jour. Si au début du projet, Giacomo tenait uniquement le micro, ce dernier est retourné après quelques changements de line-up à ses fondamentaux. C’est maintenant derrière les futs et le micro qu’il dirige GIAC TAYLOR.
On sait que le Louviérois n’est pas du genre à faire une musique de relaxation. Avec ROMANO NERVOSO, il a jeté les bases du Spaghetti Rock. Une version plutôt direct dans ta face et Glam-Punk. Avec son dernier projet, on a droit à une version plus Rock (mais celui qui est bien énervé), rebaptisé Giallo Stoner.
De fait, The Last Sicilian Standing décline plusieurs facettes. Il nécessite un peu plus d’investissement pour se l’approprier. Avec GIAC TAYLOR, on retrouve certaines influences de ses précédents groupes : HULK et LES ANGES.
Rythmes percutants, basse ronde et guitares bien grasses, l’album propose 9 brûlots ultra efficaces. Quelques claviers et une attitude frontale à la limite de la martialité, GIAC TAYLOR sent l’huile de moteur.
Il peut se montrer aussi plus ludique. Théâtrale sans sombrer dans la caricature. On pense à ce moment à TURBONEGRO et on esquisse un joli sourire sur nos visages.
Chacune des compositions recèle sa part d’intérêt. Difficile de prendre en défaut un des 9 titres de l’album ou de pointer un relâchement. La qualité de The Last Sicilian Standing rend encore plus incompréhensible son manque de visibilité. On le comprendrait avec un essai timide. Ce qui n’est pas le cas ici. Il y a vraiment une urgence : la Belgique de 2025 ne doit pas passer à côté.

Romano Nervoso



Turbonegro