Depuis son premier album en 2004, ZATOKREV n’a jamais hésité à voyager en eaux troubles et à s’inspirer des musiques extrêmes tout en puisant dans l’ésotérisme, le folk ou des influences nébuleuses pour forger son style.
Comparé tantôt à NEUROSIS, à THOU, à VANCOUVER ou bien évidemment à MINSK, les Suisses sont passés entre les mains de Get A Life ! Records, Candlelight Records, Division Records et Earache avant de collaborer une première fois pour la sortie vinyle de The Bat, The Wheel And A Long Road To Nowhere avec Pelagic Records.
C’est avec une nouvelle pièce où se perdre littéralement que revient donc ZATOKREV. Moins brut que précédemment, le groupe met en oeuvre un certain lâcher-prise et serpente à travers les différentes consciences.
Le début de l’album se veut réservé et travaillé. Cette forme de lumière et de légèreté induisent cette impression de changement de paradigme où la lumière se ravive.
Toutefois ZATOKREV n’oublie pas que la beauté passe également par la douleur. La mélancolie s’invite rapidement tout comme ses influences noires qui remontent rapidement à la surface.
Le groupe a appris à nuancer et il fait usage de sa nouvelle maitrise tout au long de l’album. Plutôt que d’explorer un versant de ses émotions ou de ses intentions, ZATOKREV s’est senti capable de les décliner et de les agencer dans un même album.
Les collaborations avec BÖLZER, SCHAMMASCH, INEZONA, ZEAL & ARDOR ou (encore) MINSK contribuent à cet apport d’ambiances multiples mais ZATOKREV, en bon capitaine, ne se laisse jamais dépasser afin de maintenir un cap.
Ce retour plutôt inattendu prend de court mais ZATOKREV signe un album majeur qui, espérons le, ne passera pas trop inaperçu.

Zatokrev
Minsk



