Pour rappel, ce festival célèbre les artistes femmes et toutes les personnes s’identifiant comme telles, au cœur de la scène musicale alternative locale et internationale. Il se déroule fin février et début mars 2026 dans neuf salles en Wallonie et de Bruxelles.
Aujourd’hui, on vous présente le duo bruxellois de Noisy Nuns composé de Leila Alev aux claviers et chant et Melissa Morales à la batterie et au chant.

Bonjour Leila et Melissa. Quel est votre C.V. musical ?
Leila a joué dans Von Dead, Dario Mars, a été la claviste de Doria D pendant des années, et Melissa a joué dans Moaning Citiesavec qui elle a beaucoup tourné en Europe et dans SOROR.
Quand et comment s’est formé le projet et d’où vient votre nom ?
Le projet s’est formé il y a un an et demi, il est venu de notre envie commune de faire de la musique instinctive, sans (trop) de prises de tête, juste jouer ce qu’on ressent quand on le ressent, chanter ce que l’on ressent également.
Le nom n’est pas venu rapidement mais dès qu’il a été trouvé c’était une évidence. On aime le contraste du Noisy avec les Nuns. On peut également en faire plusieurs interprétations, des nonnes rebelles, les femmes qui se réveillent, etc. On aime cette idée là.
Comment décririez-vous votre univers musical ?
Plutôt rock parfois punk, parfois dreampop, en tout cas alternatif mais il paraitrait aussi « catchy ».
Y a-t-il un fil conducteur ou un message particulier dans vos morceaux?
On ne s’est pas dit qu’on allait être politiques. Mais c’est en nous, donc fatalement nos morceaux portent des messages. Par exemple, on a un morceau où on se moque du bling bling capitaliste, un autre où ça parle de viol, un autre du discours masculin sur les femmes hystériques, ou un morceau où on se met à la place d’un sdf, cela dit on ne rentre pas dans le pathos ou dans les longs discours, c’est plutôt des brèves d’histoires ou parfois deux-trois phrases répétés comme un mantra.
Vous êtes plus à l’aise lors d’un show live ou lors d’un travail en studio?
On aime les deux. Après rien ne vaut l’adrénaline du live.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres groupes de la scène alternative belge actuelle?
Le fait qu’on soit que deux et qu’on joue sans boucles ou instru ajoutés. Tout est fait en live. Aussi on est deux au chant, il n’y a pas de règles.
Quelle est votre « special touch » ?
Notre énergie mêlez à nos morceaux ? C’est difficile à dire, on serait intéressées d’avoir votre opinion après nous avoir vu en live (rires).
Quelle a été la plus belle étape ou le moment marquant de votre parcours jusqu’à présent ?
Nos premiers concerts, recevoir des supers retours après avoir passé un an et demi à jouer seules ça fait du bien et ça motive à continuer.

Qu’est-ce que cela représente pour vous de figurer à l’affiche du GRRR Fest 2026 ?
On est honorées d’être à l’affiche du GRRR Fest. C’est très important que des événements comme celui-ci existent.
En quoi le GRRR Fest vous offre-il des opportunités différentes de celles d’un concert « classique » ?
On retiendra le fait qu’on partage l’affiche avec deux autres groupes de meufs, ce qui n’arrive jamais, donc rien que pour ça on est hyper contentes.
Quels sont vos actualités du moment et vos projets pour la suite ?
On a pas mal de concerts qui sont en train de se confirmer, on jouera par exemple le 26 février à l’atelier 210, le 7 mars au Botanique, le 10 avril à l’Emerge!, le 21 avril à Binche et le 24 avril à la Verrerie à Braine le Comte.
Sur la scène du GRRR Fest le 28/2 au Salon à Silly avec Problem Patterns et Lavender Witch.
https://www.facebook.com/GRRRFEST

Noisy Nuns

