Si je ne peux vous relater les exploits de ces derniers, malgré ma curiosité de voir ce que pouvait donner un groupe comme Tenside sur scène (autrement dit : peuvent-ils dépasser le rendu studio somme toute générique ?), j’arrive en revanche en plein durant le set de Fusion Bomb. L’occasion de comprendre pourquoi ces Luxembourgeois commencent à faire pas mal de bruit dans la région : voilà en effet typiquement le genre de groupe à voir sur scène façon « les années 80, si vous n’y étiez pas, voici à quoi ça ressemblait ! ». Soit un Thrash d’excellente facture, très inspiré d’Exodus et consorts. Bien sympathique pour se mettre en jambe…
Une intro signée Iron Maiden (Run to the Hills… déjà utilisée par le passé me semble-t-il) et voici donc que déboule Trivium sur les planches de la Rockhal, au lendemain d’un set au Vainstream manifestement assez remarqué. A l’instar, d’ailleurs, du reste de sa tournée qui voit le groupe comme revigoré par son dernier album, The Sin And The Sentence. Il faut dire que le Silence in the Snow avait fait quelques dégâts dans une fanbase déjà un peu fragilisée par des sorties en dents de scie depuis l’excellent Shogun.
Et comme prévu ou presque, Trivium se fait donc un plaisir de nous jouer d’entrée de jeu le morceau titre de son dernier bébé, qu’il chérit avec par la suite avec pas moins de six (!) autres extraits – soit un effort que le bande à Matt Heafy n’avait pas entrepris depuis quelques albums déjà. C’est dire…
Alors, si le chant de Matt nous semble quelque peu fatigué en début de set, il gagne très rapidement en assurance, l’occasion aussi de constater que le duo vocal (et instrumental !) avec Corey Beaulieu fonctionne toujours aussi bien.
D’ailleurs, les Floridiens n’ont pas oublié leurs anciens fans : les vieux titres tels que ceux issus d’Ascendancy (Like Light to the Flies et son refrain/break/solo mémorable ou l’incontournable Pull Harder on the Strings of Your Martyr joué en fin de set), Shogun (un Down from the Sky aux allures d’hymne) voire de Ember to Inferno (le fameux Pillar of Serpents qui déclenche un bon vieux circle pit) font clairement du bien au milieu des nouveautés accueillis avec un certain enthousiasme par une foule que Matt (très souriant ce soir) se complaît à relancer constamment, voire à titiller quand il déclare que le public Anglais chante plus fort.
Et si les locaux n’atteignent pas le niveau anglais il est très clair que Trivium tient avec ce cinquième concert en terre luxembourgeoise son show le plus bruyant (« best crowd » dira Matt) donné au Grand Duché. Une belle réussite, même si l’on aurait préféré d’autres raretés en lieu en place des Strife et autres Until the World Goes Cold qui n’entachent cependant pas cette belle prestation conclue par un In Waves attendu.
Remerciements : Rockhal

Trivium
Fusion Bomb
Tenside