Reportage

Chaos Death Thrash à la Rockhal avec Kreator Carcass Exodus et Nails

Esch-sur-Alzette (Rockhal), le 31-03-2026

Jeudi 2 avril 2026



Chez Kreator
Kreator


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on aime battre le fer tant qu’il est chaud. Alors que l’on vient à peine de digérer Krushers of the World après ses quelques semaines d’existence, voici donc nos Allemands à nouveau sur la route pour le défendre sur scène et de surcroît plutôt en bonne compagnie puisque rien de moins que Carcass
Carcass


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, Exodus
Exodus


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et Nails
Nails


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les accompagnent. Voilà un plateau varié mais cohérent qui met l’eau à la bouche !

Il faut cependant arriver de bonne heure Avenue du Rock’n’roll pour profiter du concert de Nails
Nails


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que je n’ai personnellement pas revu depuis le Graspop 2014 ! Le souvenir encore vivace de leur violent set mené tambour battant ne demande qu’à être ravivé, ce dont se charge illico le trio toujours mené par Todd Jones. Bien campé sur ses appuis, il éructe ses lyrics sans toutefois garder le pied constamment au plancher, quelques compos plus lancinantes permettant de reprendre son souffle. Doté d’un son plutôt bon malgré les craintes que l'on pouvait avoir, avec le juste niveau de crasse qui convient au style, les Américains parcourent leur discographie, pour un rendu global aussi répétitif que fascinant par sa violence. Très convainquant mais à revoir en petite configuration.



J’ignore si c’est dû au choix d’introduire leur set avec le célèbre We will Rock You, mais Exodus
Exodus


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bénéficie d’entrée de jeu d’une belle ambiance. Ce concert nous permet de retrouver Rob Dukes au chant, avec l’espoir d’effacer la prestation de ses compères non loin de là, en 2016, à la Kufa. Gare cependant à la chute ! Rob s’en amuse, et Gary Holt (arborant un joli patch Slayer) attire de toute façon tous les regards. Sans oublier le gros son de basse de Jack Gibson (Deathamphetamine) ! L’intro mélodique de Blacklist fait son petit effet, mais Dukes réclame à plusieurs reprises de nous entendre davantage. On est venu de Californie pour vous Teach you a lesson in violence, annonce-t-il avant de demander plus tard si nous méritons The Toxic Waltz… d'ailleurs introduit malicieusement par le riff de Raining Blood. Strike of the Beast achève enfin ce concert certes meilleur que prévu sans s'avérer transcendant.


Il y a déjà un peu plus d’un an, Carcass
Carcass


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menait une jolie tournée des clubs avec notamment une date complète au Trix. C’est assez fou de les retrouver sur pareille scène désormais, mais la bande à Jeff (à la tenue devenue aussi sobre que sa déco de scène - finie les vidéos dérangeantes) ne va évidemment pas se laisser impressionner. Le son rend justice à la richesse des compos des anglais (Unfit for Human Consumption dès l’intro!) et la setlist façon best of décroche sourires et hochements de tête approbateurs, notamment la bien pêchue Incarnated Solvent Abuse, un No Love Lost tout en groove, un Death Certificate ravageur. Ceci jusqu’à ce passage old school aussi classique que bien senti avec la doublette Genital Grinder/ Exhume to Consume qui fera oublier la dispensable Dance of Ixtab. Carcass
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clot les débats avec deux de ses plus gros tubes (Corporal Jigsore Quandary et Heartwork) et le regret de n’avoir eu droit qu'à un maigre extrait écourté de Tomorrow Belongs to Nobody pour représenter le sous estimé Swansong. À revoir en tête d’affiche dans le club svp !



C’est toujours un plaisir de retrouver Kreator
Kreator


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sur scène même après les avoir vu plusieurs fois. Son aux petits oignons, décor, setlist... on se retrouve rarement déçu avec ce groupe allemand qui traverse les époques comme si l'âge n'avait pas de prise sur lui. Cela commence dès l’intro façon oeuvre d’art animée, qui laisse ensuite place à un fameux décor et une intro bien ancrée dans le Kreator
Kreator


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moderne et mélodique (plus proche d'un Arch Enemy que du Thrash des débuts). La pyro est évidemment de sortie et dès Enemy of the God Mille réclame déjà son premier wall of death. C’est que ça chante aussi dans le public, et Kreator
Kreator


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de remettre ça de plus belle avec Satanic Anarchy (dont les lyrics servent bien la pyro) et la très kreatorienne Hate Über Alles.

Attention cependant aux lights aveuglantes, notamment sur People of the Lie, à tel point qu’on se dit que bientôt il faudra se protéger les yeux au même titre que les oreilles en concert ! A noter que Mille sait laisser de la place à ses compères Sami et Frédéric aux guitares, et nous réclame ensuite du crowd surf pour Betrayer, avant de rencontrer quelques difficultés au chant pour Krushers of the World. Comment vous sentez-vous demande-t-il à ses Hordes of Chaos, pour la chanson du même nom, toujours fédératrice. Après avoir arboré des ailes pour Loyal to the Grave (pas leur meilleure cependant), il accueille Britta Gortz (de Hiraes) en renfort sur Tränenpalast pour un rendu plutôt cool.
Alternant entre nouveaux et vieux succès (Endless Pain, 666 - World Divided, Violent Revolution, Pleasure to Kill), la fin de se concert défile à vitesse. Aucune surprise, donc, mais on sait pourquoi on est venu !

Remerciements à la Rockhal pour l'invitation
Crédits photos : deadly sexy Carl

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