Le lieu est illuminé par des lanternes blanches, comme pour préparer l'ambiance sonore qui sera bientôt sombre ; le calme avant la tempête. Il y a des gradins assez loin derrière la scène, quelques specateurs/trices ont décidé de s'y asseoir. Personnellement, j'opte pour la fosse, debout.

Il fait déjà nuit lorsque nous arrivons à quelques mètres, devant de la scène. Les autres membres du public et moi-même attendons patiemment, dans un calme presque religieux. Il y a beaucoup de fumée artificielle sur scène, comme pour nous empêcher de voir arriver le groupe. C'est Mathieu van de Kerckhove, l'un des guitaristes, qui ouvre le bal avec un solo. Quelques instants après, l'explosion tant attendue se produit par l'arrivée des artistes.
La lumière vascille sur l'écran qui se trouve derrière les musiciens, au rythme des riffs de ceux-ci et des cris désespérés de Colin Van Eeckhout, chanteur du groupe depuis 22 ans. Celui-ci ne montrera presque jamais son visage ensanglanté durant le concert. Le silence règne pendant une heure et demie du côté du public qui cache bien son euphorie malgré les headbangs en symbiose qui se font remarquer dans la foule ! Il n'y aura pas de moshpit ou de wall of death durant le concert, ce qui personnellement m'indique que la foule était là uniquement pour savourer la performance exquise d'Amenra et rien d'autre.


Psychonaut