Bien entendu c’est la grande salle de la Rockhal qui nous accueille, après la fouille au corps toujours aussi zélée menée par les agents de sécurité. Les premiers rangs sont déjà bien garnis pour Sevendust, qui rejoint la scène avec quelques minutes d’avance sur le programme prévu, et sous une musique d’intro disons… surprenante. Peut-être un effet de la St Valentin de la veille ? Belle acclamation, en tout, cas pour la bande à Lajon Witherspoon, qui nous rappelle dès Black son talent au chant, tout autant qu’il démarre la distribution en règle de mediators (ses collègues l’imiteront plusieurs fois durant le concert). Manifestement amusé par la neige extérieure, il motive le public pour Praise, qui prouve que la musique de Sevendust passe bien le cap de la grande scène, notamment grâce à leurs gros riffs et refrains bien sentis. C’est que, d’après, Lajon, il s’agit là de leur meilleure tourné, ni plus ni moins ! Un peu étrange d’entendre pareille chose pour un groupe qui a autant de bouteille, et surtout au line-up aussi stable (petite mention au passage pour l’efficace batteur Morgan Rose, d’ailleurs toujours grimé/masqué en concert). L’occasion en tout cas pour eux de nous jouer un nouveau morceau (Is This the real You), qui ne restera cependant pas la meilleure compo de la soirée. Enemy et Crucified s’avèrent en revanche bien plus accrocheuses, même si on regrette les backing vocals tout simplement samplés. Recueillant un succès somme tout mérité, Lajon nous demande si on ressent l’énergie avant que Clint Lowery ne dégaine le gros riff néo de Denial, qui nous ramène directement plus de 25 ans en arrière. Super ! Manifestement tombé amoureux de la Rockhal, Lajon espère revenir prochainement puis entame Face to Face, très entrainante conclusion de ce concert presque trop court, et qui donne envie de revoir effectivement Sevendust en tête d’affiche dans la partie Club voisine. Et pourtant, je ne donnais pas cher de leur peau dans cette configuration d’opener…

Si Daughtry ne parle pas du tout aux uns, les autres, amateurs de télé realité, connaissent le parcours du gagnant de l’édition 2006 de American Idol. Bon, c’était il y a certes 20 ans, mais on retrouve les qualités inhérentes au rock puissant des Américains, fort en mélodie. Bien sonorisé et interprété, le concert s’avère peut-être trop lisse mais le public réagit bien notamment pour la cover de Journey (Separate Ways) ou le It’s Not Over qui les avait propulsés à l’époque. Hélas, ce milieu de concert constitue déjà le climax de celui-ci car l’intensité retombe quelque peu pour Antidote, puis The Dam, même si les gros refrains de Pieces et Over You viennent nous rappeler (en bien) la tête d’affiche du jour. Un concert au final sympathique mais loin d’être inoubliable.

Désormais fort bien garnie, la Rockhal réserve un bel accueil à la tête d’affiche de la soirée. Apparaissant assez sobrement sur une scène rehaussée (tout comme la batterie) par de nombreux écrans, Alter Bridge entame son concert par le gros riff de Silent Divide. Le son ne déçoit pas, et on profite à plein du chant très juste de Myles Kennedy qui se fend même d’un solo, l’ami Mark Tremonti lui laissant une vraie place à la guitare. C’est ensuite Addicted to Pain qui lance vértiablement ce concert, notamment pour les fans de longue date, qui en reprennent le refrain à gorge déployée. À peine le temps de nous saluer que Myles nous invite à l’accompagner pour Cry of Achilles : un tout bon démarrage donc, à peine remis en question par un What Lies Within mollasson, car bien rattrapé par le gros refrain de Fortress. C’est ensuite Mark qui prend le relais au chant, moment décrit avec le sourire par Myles comme son préféré du show, qu’il ponctue d’un joli solo. Êtes-vous prêt à chanter nous demande-t-il ensuite en intro du très joli Open Your Eyes, pour un très beau moment de ce concert.

Alter Bridge revient ensuite à son dernier album avec la assez heavy Tested and Able, également renforcée par le chant de Mark. Un niveau d’intensité prolongé sur Broken Wings avant que Watch Over You permette de calmer le jeu pour un moment assez émouvant de cete fin de concert. Alternant les ambiances, c’est ensuite Silver Tongue qui relance le show. Are you ready to Rise Today nous demande Myles pour la chanson du même nom, puis de nous présenter son groupe lors de la conclusion Metalingus, qui lui permet de jouer davantage avec le public.
Celui-ci n’aura d'ailleurs guère à attendre pour le rappel très efficace qui intervient très vite avec les attendues Blackbird et Isolation, point final de ce concert rondement mené !
Remerciements à la Rockhal pour l'invitation
Crédits photos : deadly sexy Carl

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