Reportage

Between the Sean Paul and Me

Esch-sur-Alzette (Rockhal), le 27-02-2026

Samedi 28 février 2026



C’est un beau week-end qui s’annonce ici à Esch car, outre le retour de ce disque jaune que l’on avait plus l’habitude de voir ces derniers mois et qui s’appelle le soleil, nous marchons en terres progressives ce soir avant d’arriver sur un terrain plus melodeath dès dimanche. En effet, les tournées de Between the Buried and Me
Between the Buried and Me


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et d’Omnium Gatherum
Omnium Gatherum


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viennent tout à tour visiter le sud du Grand-Duché, et c’est tant mieux.

Même pour un vendredi soir, je me trouve cela étant un peu surpris de voir autant de monde à Belval et en particulier devant la Rockhal. Between the Buried and Me
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aurait soudain gagné en popularité ? Non, bien sûr, en fait la Rockhal a programmé deux concerts comme cela arrive parfois, et c’est Sean Paul qui se produit dans le Main Hall ! On s’amuse en tout cas de voir les fans du chanteur Jamaïcain se mêler aux metalheads et se demander qui peut bien jouer dans ce petit Club.

Car en ce qui nous concerne c’est bien le Club qui nous accueille, à commencer par les Allemands de Monosphere
Monosphere


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dont je n’avais jamais entendu parler avant de vérifier qui ouvrait sur cette tournée. Or je dois avouer que je me retrouve maintenant bien curieux de voir le rendu de leur Metal sur scène, tant j’ai apprécié les quelques extraits que je me suis envoyés ces derniers jours.
Si leur entrée s’avère timide, on se retrouve finalement rapidement pris dans leur tambouille Post-quelque chose, sorte de Der Weg qui aurait pris quelques leçons de Djent. Je m’attendais d’ailleurs à deux guitares live, mais force est de reconnaître que la belle prod et les lights assurent le rendu nécessaire sur la scène de la Rockhal, que les Allemands apprécient beaucoup (vous avez de la chance nous disent-il), de surcroît pour leur première dans le pays. L’intro d’Anomia fait forte impression, de même que le mélange bien dosé au niveau du chant sur un fond qui reste bien tumultueux, même si le milieu de concert nous fait craindre une certaine linéarité. Nous n’avons ni label ni management nous dit Kevin avant d’encourager tout le monde à headbanger : il est indéniable qu’au fil du set Monosphere
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a réussi à captiver son public, et nul doute que l’on sera sûrement amené à les revoir sous peu …

Je garde un souvenir ambivalent de mes précédentes incursions en territoire Between the Buried and Me
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. Devenu fan après une prestation incroyable non loin de là, à la Kulturfabrik en juin 2010 (déjà !!), leur prestation en ouverture de Devin Townsend ici même en 2017 m’avait davantage éprouvé (il faut dire qu’ils passaient juste après Leprous… compte-rendu dispo ci-dessous). Jusqu’à me désintéresser un peu de leurs sorties studios, je l’avoue. À tort ! Car leur dernier album The Blue Nowhere, sorti en novembre dernier, s’avère une sacrée pépite et me fait trépigner d’envie quant à leur concert de ce soir.

Surtout que l’on retrouve évidemment toutes les qualités propres au groupe, virtuoses de leurs instruments : maman Dream Theater et papa The Dillinger Escape Plan ont eu un fils, il s’appelle Between the Buried and Me
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.

L’entame sur Absent Therafter dévoile un son un peu étrange aux guitares presque Pantera-esque. On chérit le passage clavier/chant clair du toujours très versatile Tommy Rogers, que l’on voudrait plus envoûtant encore, jusqu’à ce break fou. Quelle entrée en matière ! Between dégaine alors Selkies: The Endless Obsession, dont l’intro déclenche bien des réactions. Magnifique compo des Américains comportant notamment ce break au chant clair, aigu, de toute beauté, auquel succède un solo dantesque puis un enchaînement délectable façon twin guitars … Quel pied !

Preuve que Between the Buried and Me
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a décidé de nous réserver une setlist aux petits oignons voici maintenant Condemned to the Gallows (good night nous susurre Tommy), alors que le son devient maintenant parfait. Le chant clair donne cependant plus de difficulté à Tommy qui se montre plus à l’aise sur God Terror, et son feeling très Cynic, vocoder à l’appui.
La transition n’en est que plus parfaite vers Sun of Nothing, pour un milieu de set devenu assez brutal même si le magnifique final de cette compo folle ouvre la voie à la doublette Stare into the Abyss / Prehistory, alternant moments très planants et contenu aussi foutraque que jouissif. C’est alors la magnifique ‘ballade’ The Blue Nowhere qui conclut le set, Tommy se saisissant pour la première et dernière fois du concert de sa guitare… Un moment suspendu dans le temps qui nous fait comprendre que le concert s’achève déjà.

Heureusement les Américains ont prévu un rappel, le chrono n’ayant même pas encore atteint l’heure de jeu. Synthèse de tout ce que le groupe sait faire, le pavé Silent Flight Parliament (conclut par un Goodbye to Everything fort à propos) s’avère être une véritable tuerie, de quoi faire regretter qu’un petit Informal Gluttony (par exemple) n’ait pas été glissé en sus, histoire de véritablement nous achever et nous enlever le goût de trop peu qui nous reste en bouche en sortant de la Rockhal, tandis que les beats de Sean Paul résonnent au loin…

Remerciements à la Rockhal pour l'invitation
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