Chronique

MONOLORD
Neverending

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Relapse Records

Sorti le 29-05-2026


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Lundi 1 juin 2026

En s’associant à Sylvia Massy (TOOL
TOOL


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ne laissait guère de doute quant à ses intentions : opérer un virage. Neverending, premier album en cinq ans, entérine ce choix, celui d’un groupe qui semble vouloir troquer la lourdeur écrasante qui faisait sa signature contre une approche plus sophistiquée et plus respectable.

Les racines seventies demeurent évidentes. BLACK SABBATH
BLACK SABBATH


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reste une présence spectrale, LED ZEPPELIN
LED ZEPPELIN


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n’est jamais bien loin (dès la première chanson d’ailleurs). Mais là où MONOLORD
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bâtissait autrefois des cathédrales de riffs, massives et hypnotiques, le trio paraît désormais plus préoccupé par la mise en forme que par la démesure. Par conséquent, cela donne un disque appliqué… et parfois étonnamment trop propre.

La mutation n’est pas maladroite. Le groupe évite l’écueil du pastiche aseptisé, et certaines compositions fonctionnent sur leur immédiateté. Mais ce recentrage vers des formats plus concis avec huit titres pour quarante-trois minutes, sonne aussi comme un renoncement partiel. Là où MONOLORD
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imposait autrefois le temps long et l’écrasement sonore, il privilégie ici l’efficacité. Une efficacité qui, si elle est indéniable, s’accompagne d’une certaine nouvelle identité.

Les thématiques évoluent elles aussi. Là où le trio explorait volontiers religion et superstition, Neverending adopte un ton plus introspectif, presque intime, apportant une nouvelle profondeur à l’ensemble.



Le problème de Neverending tient justement dans cette impression de disque pensé, calibré, presque méthodique. Les influences sont recyclées avec une application parfois trop visible (Iodine, You Bastard, Invisible), tandis que la construction de l’album semble répondre à un cahier des charges : un titre plus poisseux (Crystal Bridge), un détour pseudo-progressif (Inside a Collider), des morceaux plus accessibles, presque « single-friendly » (The Masque, You Bastard).

Reste le fameux featuring sur le final It’s Neverending, avec Jörgen Sandström (ENTOMBED
ENTOMBED


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). Pensé comme un moment fort, il finit paradoxalement par déséquilibrer l’ensemble. Son impact est immédiat, presque brutal… au point d’éclipser le reste du disque. Et c’est peut-être là que le bât blesse : le pic d’intensité de l’album agit comme un révélateur, mettant en lumière le relatif manque de mordant du reste.

Au final, Neverending donne l’impression d’un groupe en transition. Plus soigné, plus accessible, mais aussi plus prévisible, l’album ressemble moins à une véritable prise de risque qu’à une tentative prudente de redéfinition.

Et dans cette quête de respectabilité, MONOLORD
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perd peut-être ce qui faisait sa singularité : cette capacité à être écrasant, imparfait… Un peu plus de Oozing Wound et l’essentiel aurait été là.
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