Reportage

From Ashes To New fait bondir le Kavka Zappa

Anvers (Zappa), le 12-04-2026

Jeudi 16 avril 2026



Initialement prévu à l’affiche du Graspop 2025, From Ashes To New
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avait été contraint d’annuler sa tournée des festivals d’été, et ce, au grand dam des fans qui attendaient avec impatience de les voir fouler le sol européen pour la toute première fois. Formé en 2013 au fin fond de la Pennsylvanie, le groupe s’est toujours contenté de tourner dans son Amérique natale, sans pour autant esquisser l’idée d’une traversée de l’Atlantique qui leur était, pourtant, réclamée depuis de nombreuses années. A l’image de Breaking Benjamin (qui fait son retour chez nous après 10 ans d’attente !), je m’étais résolu à ce que la formation ne vienne possiblement jamais en Europe (ou en tout cas, pas dans un futur proche). Seulement, j’ai bien compris, ces dernières années, qu’il ne fallait jamais dire jamais et c’est ainsi que 2026 est devenue l’année providentielle.

Embarqué dans une courte tournée de seulement 10 jours, From Ashes To New
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vient tester la température avec quelques dates réparties en Italie, en Allemagne, aux Pays-Bas, au Royaume-Uni et même une en Belgique. C’est justement pour cette dernière que j’ai bravé les innombrables travaux qui jonchent nos routes (notamment la fermeture de l’E313 à l’entrée d’Anvers…) pour me rendre dans la sympathique Kavka Zappa. Entre beaucoup d’impatience et quelques appréhensions, je pars vous compter cette soirée bien plus sirupeuse qu’à l’accoutumée.



Pour ouvrir chacune de ses dates, From Ashes To New
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s’est allié aux nouveaux venus de Comastatic
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que je ne connaissais absolument pas. Jeune formation originaire de Zurich en Suisse, elle a vu le jour courant de l’année 2022 et propose une musique hyper moderne, alliant l’énergie du Rock / Metal Alternatif avec un chant sonnant très Pop. Alors que la salle se remplit petit à petit, les trois lurons se présentent face à nous et amorcent le concert par la chanson « back4blood ». Même si je m’attendais à ce que ce soit mielleux au possible, je ne pensais pas que les influences Hyperpop (voir Trap Pop) allaient être aussi fortes et prédominantes. Je suis donc un peu décontenancé, mais les quelques coups de guitare qui suivent, viendront rapidement me rassurer. Malheureusement, cette joie va être de courte durée et va avoir des airs de montagne russe, à cause de plusieurs éléments qui vont me déranger au plus haut point. Déjà, je ne peux pas passer à côté du chant qui est bourré d’effets, à tel point que j’en viens, à différents moments, à me demander si le chanteur ne fait pas du playback… On ajoute à ça des backing tracks hyper présentes et un son général qui semble synthétique à mort, et on obtient un show pour lequel pas grand-chose n’a l’air d’être réel.

Pourtant, certains passages sont très sympas comme les morceaux « Heavy Glow » et « Zorro » qui, grâce à des refrains et des breaks super efficaces, me font légèrement oublier le moment bizarre que je passe. Seulement, malgré cette petite lueur d’espoir, les points négatifs ont rapidement fait leur réapparition, à l’image de l’attitude de gros charo du frontman. Durant tout le concert, ce dernier s’est pris pour Justin Bieber en se dandinant sans cesse sur scène et a même fini par enlever sa blouse pour nous montrer l’ensemble de ses tatouages. Clairement, c’est cringe et j’en viens à me demander ce que je fais là. Après presque 30 minutes mitigées, le set se sera terminé par la chouette « Self Sabotage », qui aura au moins eu le mérite de me laisser sur une note positive. Bref, pas sûr que j’aille écouter leur nouvel album dont la sortie est prévue pour le mois de mai, même si tout n’est pas à jeter. Néanmoins, je reste déçu que Comastatic
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doive se tourner vers autant d’artifices pour faire vivre ses concerts, alors qu’il pourrait très bien faire sans.



Souvent comparé, à raison, à Linkin Park pour tout un tas de similitudes (même style musical, deux chanteurs, même utilisation des mélodies, etc.), From Ashes To New
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n’en reste pas moins un groupe qui a su créer, au fil du temps, sa propre identité. Fort de 4 albums (bientôt 5) qui ont, au fur et à mesure, peaufiné leur style, les Américains ont réussi à garder une certaine constance qui leur a permis d’être considérés comme l’une des valeurs sûres de la nouvelle vague Nu Metal. Pour ce premier voyage sur le Vieux Continent, le groupe a préféré jouer la carte de la sécurité, en venant tâter le terrain afin de voir si l’engouement était à la hauteur (et spoiler alerte, ça le sera !). Après un « Everybody (Backstreet’s Back) » des Backstreet Boys en guise d’introduction, les musiciens arrivent les uns après les autres sur scène et nous balancent « New Disease » pour véritablement ouvrir leur concert. Sachant que leur nouvel album, Reflections, sort ce vendredi, on pouvait s’attendre à ce qu’un premier extrait serve d’ouverture. Loin d’être leur meilleur titre, cette chanson est tout de même une très bonne mise en bouche et nous envoie, directement, sur le premier banger de la soirée, à savoir « Nightmare ».

Blackout (2023) étant l’album que je préfère, je vais être servi pendant la soirée avec pas moins de 6 morceaux joués. Et justement, on enchaîne avec la géniale « Heartache » qui permet à toute l’assemblée de reprendre en chœur l’ensemble des paroles. L’une des grandes forces de la formation est son alternance entre ses deux chanteurs qui fonctionne parfaitement. Que ce soit sur les refrains ou les parties criées, Danny Case est d’une justesse irréprochable et son camarade, Matt Brandyberry, gère également les passages rappés. Bref, après un « Drag Me » qui a vu l’apparition du premier pit de la soirée, le groupe a tenu à s’assurer d’être compris en nous demandant si on parlait anglais. La réponse étant évidemment positive, ils nous rappellent qu’ils traversent l’Europe pour la première fois et qu’au vu des bons retours, ils envisagent déjà de revenir prochainement. Ensuite, le concert se poursuit avec la très Rap « Monster in Me », puis « Scars That I’m Hiding » qui me rappelle énormément « What I’ve Done » de Linkin Park (on y revient toujours). L’ambiance est, jusqu’ici, très bonne et va entrer dans une phase plus émotive avec « Hate Me Too » qui fait référence aux relations de « merde », « My Name » et enfin, l’entêtante « Barely Breathing » que Matt dédie à l’un de ses amis récemment décédé.

Histoire de retourner dans quelque chose de plus soutenu, la formation joue la nouvelle « Villain » et la rentre-dedans « Dead To Me » qui lance un nouveau mosh pit. Le son est excellent depuis le début et met en avant, très justement, tous les instruments. Approchant doucement des 50 minutes, From Ashes To New
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nous gratifie de la magistrale « Nothing » que j’adore énormément et durant laquelle, je vais avoir la possibilité de tester la solidité de mes genoux en sautant dans tous les sens. Une fois la chanson terminée, nous allons avoir droit à un breakdown sorti de nulle part et qui est sans aucun doute, le moment le plus violent du concert. C’était complètement inattendu, mais très bien venu ! Après un « Through It All » qui aura fait plaisir aux vieux de la vieille, ce sont les morceaux « Die For You » et « Panic » qui clôtureront magnifiquement ce chouette concert.

Avec 1h10 au compteur, cette performance aura ravi l’entièreté de la salle et aura totalement atteint les attentes qu’on pouvait s’en faire. Le groupe nous a promis de revenir prochainement et compte bien élargir sa tournée vers d’autres villes (sauf le Luxembourg parce que je cite « qui habite au Luxembourg ? »). Au final, même si la soirée fut largement plus calme que ce à quoi je suis normalement habitué, j’ai passé une très bonne soirée grâce à un From Ashes To New
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en pleine forme et dont l’efficacité des morceaux n’est plus à prouver. Je terminerais en disant simplement bravo et vivement leur prochain passage chez nous.

Remerciements au Kavka pour l’accréditation.
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AUTEUR : Maxime
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sou...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant d...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....

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