Reportage

Durbuy Rock Festival 2026 - Jour 2 : Les scènes Core et Industrielles ont rendez-vous à Bomal

Bomal-sur-Ourthe (Durbuy Rock Festival), le 18-04-2026

Jeudi 30 avril 2026



Bien qu’elle soit appelée la plus petite ville du monde, Durbuy abrite pourtant, depuis 1997, le plus grand festival dédié aux musiques extrêmes de Wallonie : le Durbuy Rock Festival. Situé plus précisément à Bomal-sur-Ourthe (donc 8 km plus loin), le festival se démarque de ses confrères grâce à son identité forte et son affiche qui met, en particulier, l’accent sur des formations locales et frontalières. Fêtant sa 29ème édition cette année, le DRF a décidé de faire peau neuve avec une programmation bien plus moderne qu’à l’accoutumée et majoritairement tournée vers les scènes core et industrielles. Un choix plutôt surprenant, mais qui va leur permettre de toucher un nouveau public bien plus jeune. Dans la liste des nouveautés, on note également que, dû à l’inaccessibilité de la salle « Le Sassin », le site historique où se déroulent les concerts se voit être déplacé une centaine de mètres plus loin, juste à côté de la plaine de jeux. Ce nouvel emplacement, plus spacieux, va permettre au DRF de devenir un festival totalement en extérieur et d’accueillir, ainsi, un plus grand nombre de festivaliers.

Bien évidemment, le site est toujours composé de deux scènes qui jouent en alternance et qui ont été renommées, pour l’occasion, par rapport aux cours d’eau qui leur font face (l’Ourthe Stage et l’Aisne Stage). Se déroulant sur deux jours comme à son habitude, j’ai malheureusement dû faire l’impasse sur les prestations du vendredi soir qui ont vu Ultra Vomit
Ultra Vomit


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Komah


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Baraka


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et tous les autres, ouvrir le festival de la plus belle des manières. J’attaque, donc, cette deuxième journée du DRF avec beaucoup d’optimisme et sous une météo chaleureuse et encourageante pour le mois d’avril (du moins, à ce moment-là).

Hope as a Weapon – Ourthe Stage | (12h00 – 12h25)



Vainqueur du tremplin lors de la dernière Guerre des Gaules, Hope as a Weapon
Hope as a Weapon


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se voit ouvrir la scène principale devant un parterre déjà bien rempli pour un début de journée. Formé sur les ruines de Beyond Horizons, le groupe nous propose un Metal Alternatif moderne qui n’hésite pas à emprunter quelques éléments davantage Metalcore, à l’image de certains cris ou de l’utilisation de breakdowns par exemple. Vêtus de châles sur la tête, les musiciens nous dévoilent petit à petit leur univers futuriste à la Dune avec comme moteur principal : l’espoir. Durant la prestation, Hope as a Weapon
Hope as a Weapon


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va nous expliquer à plusieurs reprises que son objectif est de transmettre des valeurs positives, notamment d’espoir donc, dans un monde qui semble de plus en plus partir en sucette.

Pour y arriver, les Belges vont nous sortir l’artillerie lourde avec des morceaux plus entraînants les uns que les autres provenant de leur dernier EP, Mannazium (2025). Que ce soit sur l’électro-industrielle « The Sword » et son refrain puissant ou sur la géniale « The Anchor » qui parle de sauver un ami, la formation arrive à dégager une identité forte et singulière, ce qui est loin d’être simple quand on est encore un jeune groupe. Leur court set se terminera par la très atmosphérique « Mannaz » et son breakdown final juste délicieux, sous les applaudissements d’un public qui aura répondu présent. Un chouette concert d’ouverture et une bonne découverte qui lance positivement ce Durbuy Rock Festival.

Vianova – Aisne Stage | (12h30 – 13h15)



Comme je vous le disais en préambule, l’affiche du festival met à l’honneur, cette année, un grand nombre de groupes estampillés Metalcore et afin de garder une certaine cohérence, ceux-ci vont presque tous jouer au même endroit, c’est-à-dire sur l’Aisne Stage. Pour ouvrir le bal, faisons place aux plus déjantés des coreux berlinois, j’ai nommé : Vianova
Vianova


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. Bien qu’elle existe depuis 2014, c’est seulement depuis 2-3 ans que la formation a réussi à sortir son épingle du jeu, avec comme point de bascule, la sortie de son dernier album, Hit It! (2025). Grâce à un Metalcore innovant qui part littéralement dans tous les sens, les Allemands arrivent comme une bouchée d’air frais, dans une scène peu habituée à tout ce qui touche à l’expérimental. D’ailleurs, je ne sais pas si c’est lié à leur origine germanique, mais les musiciens se fondent dans un art total en arrivant sur scène habillés de costumes sur mesure et même d’un ouchanka pour le chanteur.

Bref, comme je m’y attendais, c’est tout aussi déjanté sur scène que sur album, avec des compositions qui puent le groove et qui donnent sévèrement envie de se déhancher. Entre quelques chansons plutôt sympathiques, Vianova
Vianova


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nous apprend que ce concert est son premier en Belgique et qu’il n’a pas pour habitude de performer si tôt dans l’après-midi. Un petit décalage qui le pousse à lancer la dansante « Melanchronic » en plein jour, alors qu’elle gagne, selon eux, en efficacité la nuit tombée. Après un wall of death de seulement 2 personnes (ben quoi ! C’est eux qui l’ont demandé), nous allons avoir droit à la monstrueuse « Uh Yaya » et ses breaks démentiels, avant que le concert ne se termine par la très Djent « Wheel of Fortune ». Au final, c’était cool et ça a permis à tout le monde d’un peu bouger, avant d’enchaîner sur la suite.

League of Distortion – Ourthe Stage | (13h20 – 13h55)



Une fois Vianova
Vianova


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terminé, je fonce vers l’Ourthe Stage pour assister au show des Allemands de League of Distortion
League of Distortion


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. Faisant partie de l’écurie Napalm Records, je vous avoue que, à l’image de l’ensemble de leur catalogue, je ne suis pas du tout le public cible. Pourtant, le groupe va s’avérer être nettement plus intéressant que ce que je pensais. Armée d’un Metal Alternatif aux touches électroniques et industrielles, la formation nous plonge dans son univers futuriste (décidément, c’est le thème de la journée) à la Blade Runner et où l’humanité semble combattre des êtres humanoïdes. Pour nous accueillir de la meilleure des manières, League of Distortion
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a sorti le grand jeu avec « Galvanize » et son refrain hyper accrocheur.

Durant presque 35 minutes, nous allons avoir droit à une flopée de mélodies au synthé et même quelques breaks par moment. Très content d’avoir pu entendre « My Hate Will Go On » qui m’a fait penser à du Skillet ou encore la chanson « My Enemy » et ses passages rythmiques très Rap plutôt surprenants. Sachant que c’est la première fois qu’ils viennent en Belgique, ils nous témoignent leur joie de voir autant de monde devant la scène et se mettent comme objectif de nous faire participer le plus possible. Après un « Crucify Me » appréciable, le groupe clôturera son set par « L.O.D. » que le public a gentiment repris en chœur. Un bon moment qui a fait passer le temps, même si je n’ai pas été réceptif à l’ensemble de la setlist.

TSS – Aisne Stage | (14h00 – 14h45)



Depuis plusieurs années maintenant, on voit apparaitre en France une nouvelle vague de Metalcore moderne qui prend de plus en plus d’ampleur, même à l’international. Je pense bien évidemment à Landmvrks, Rise of the Northstar, Revnoir ou encore Resolve pour ne citer que les plus connus. Cependant, une autre variante, davantage influencée par Bring Me The Horizon et Motionless in White, commence à voir sa côte de popularité exploser et dans laquelle on retrouve Ashen ou justement TSS
TSS


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. Anciennement connu sous le nom de The Sunday Sadness, le groupe, originaire de Bordeaux, a passé un cap suite à la sortie de son dernier album, End of Time (2025) et s’est vu être propulsé sur le devant de la scène en vraiment très peu de temps. Une ascension telle, qu’on pouvait les retrouver une semaine plus tard à l’affiche du Sick New World à Las Vegas. Rien que ça !

Concernant leur passage à Durbuy, les Français avaient à cœur de nous en mettre plein la vue et c’est ce qu’ils ont fait en ouvrant leur concert par un gigantesque breakdown. Par la suite, l’intensité a légèrement diminué pour laisser place à leur Metal Alternatif très Pop et chanté à différents moments en français. Même si quelques relents Metalcore n’étaient jamais très loin, il faut bien avouer que l’ensemble était plus mielleux que ce à quoi j’ai l’habitude. Pourtant, je suis loin de passer un mauvais concert et je me retrouve même à apprécier plusieurs morceaux comme « DEAD! » ou « Notes in the Dark ». Du côté du public, il faudra malheureusement attendre le dernier titre, « Something in the Way », pour se réveiller et ouvrir un vrai pit digne de ce nom. En somme, bien que je ne sois pas leur plus grand fan, je dois bien reconnaître que TSS
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a fait le travail et m’a donné envie d’en entendre plus.

Dogma – Ourthe Stage | (14h50 – 15h40)



Des groupes créés de toutes pièces par des managers et considérés comme des industry plants, il y en a plusieurs dans le Metal. Je pense bien évidemment à Babymetal ou plus récemment à President, mais ce ne sont pas les seuls. Même dans un style plus traditionnel comme le Heavy Metal, on en retrouve. C’est justement le cas des prochains à monter sur scène : Dogma
Dogma


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. Imaginé par l’agence uruguayenne IDL Entertainment, le projet, se voulant exclusivement féminin, met en avant une esthétique anti-religieuse prônant dans ses textes la liberté des femmes, notamment sexuelle. Seulement, derrière cette façade pseudo-féministe, se cache un groupe créé par des hommes et dont les membres féminines sont toutes interchangeables. Il n’y a qu’à voir le nombre de changements de line up, en seulement 7 ans, pour comprendre que quelque chose ne tourne pas rond. C’est finalement l’année dernière qu’une controverse éclate au grand jour à coup d’accusations de manipulation et de mauvaise condition de travail, conduisant au départ de trois des cinq membres de la formation. Comme quoi, dans la réalité, on est bien loin des idées défendues à la base.

Vous comprendrez qu’avec tout ça en tête, je ne comptais pas spécialement aller les voir (d’autant plus que leur musique ne m’intéresse pas plus que ça). Mais n’ayant rien d’autre à faire à ce moment-là, je finis par me placer devant la scène sans grande conviction. Déguisées en nonnes dévêtues, les musiciennes enchaînent les positions suggestives qui collent au lore du groupe, et je dois bien reconnaître que quelques riffs sont plutôt sympas. Le moment le plus marquant de la prestation restera, sans aucun doute, la reprise de « Like a Prayer » de Madonna, mais ça ne sera clairement pas assez pour me convaincre. Quoi qu’il en soit, le public a semblé être ravi, jusqu’à réclamer une chanson supplémentaire, et je suppose que c’est ce qui compte.

The Defect – Aisne Stage | (16h00 – 16h30)



Cette année, l’affiche du DRF s’articule autour de plusieurs tournées différentes qui ont comme point commun de converger le même jour à Bomal. Dans le lot, on retrouve celle de The Browning
The Browning


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qui est composée des Italiens de Stain the Canvas
Stain the Canvas


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et des Américains de The Defect
The Defect


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(il y avait aussi les Allemands de Heaven.exe à la base, mais ceux-ci ne sont pas de la partie aujourd’hui). Et ça tombe bien que je parle de ça, car c’est justement au tour de The Defect
The Defect


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de venir transformer la plaine de jeux du Sassin en un dancefloor géant. Formé par Jonny McBee (donc le chanteur de The Browning
The Browning


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) et de la chanteuse Moon (qui n’est autre que sa femme), le duo nous propose un Electronicore fortement influencé par le Cyber Metal, où les éléments électroniques prennent largement le dessus. Connaissant mal le projet, j’avais hâte de voir ce qu’il donnait en live, même si j’appréhendais le retour des fans, face à une musique complètement différente des styles habituels. Heureusement, mes doutes vont vite se dissiper.

Positionnés au milieu de l’Aisne Stage, les deux musiciens sont accompagnés d’un batteur (celui de The Browning
The Browning


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) et balancent leurs riffs d’une manière bien moins synthétique qu’on pouvait le croire. Durant 30 minutes, le set va alterner entre des moments dansants portés par la voix ensorcelante de Moon et des passages soutenus, plus rares, produits par Jonny. Ce dernier est d’ailleurs hyper présent entre les chansons et n’arrête pas de nous interpeller avec des « Metalleux, où êtes-vous ? ». Sur scène, Moon est beaucoup plus discrète et se contentera de chanter ses parties, sans dire un mot de plus. Pour ce qui est du public, tout le monde s’enjaille à sa façon, bien que la majorité de la foule se détruit la nuque avec un headbang lourd et violent. Au final, même si ce genre de concert a davantage sa place une fois la nuit tombée, j’ai quand même passé un chouette moment, et ce, grâce à des compositions entraînantes et quelques breaks bien sentis.

Tanzwut – Ourthe Stage | (16h45 – 17h45)



Les habitués du Durbuy Rock Festival vous le diront, mais l’un des sous-genres phares du festival habituellement est le Folk Metal. Presque totalement absent de la programmation cette année, le genre n’est représenté que par un seul rescapé, Tanzwut
Tanzwut


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. Formation éminente de ce qu’on appelle le « Mittelalter Metal » (donc le Metal Médiéval en français), le groupe mélange des sonorités industrielles rattachées à la Neue Deutsche Härte avec des instruments folkloriques (des cornemuses pour le coup), pour un rendu se fondant totalement dans la mouvance Folk Metal. N’étant pas du tout friand de ce genre musical, je me déplace devant l’Ourthe Stage en touriste complet. Dès les premières notes, je suis surpris par le look du chanteur et son maquillage rouge qui n’est pas sans rappeler un certain Turisas, mais aussi par la présence de deux cornemuses qui est, vous en conviendrez, extrêmement rare dans le Metal.

Pour autant, le début du concert est super plaisant avec l’enchaînement de « Feuer in der Nacht » / « Neues Spiel, Neue Glück » dont les mélodies sont fichtrement redoutables. Je ne sais pas si c’est le soleil qui lui a tapé sur la tête, mais le frontman ne s’exprime qu’en allemand et se contente uniquement d’un « Put Your Hands in the Air » pour faire participer le public. Le public, justement, s'en fout totalement de ne rien comprendre et répond favorablement à la musique proposée en lançant, à plusieurs reprises, une chenille géante qui traversera l’ensemble du parterre. Même si tout est kitsch, le fun est le maître mot et a permis à tout le monde de se lâcher pour la première fois de la journée. En somme, un concert sympa pour nourrir mon éclectisme, mais dont je ne retiendrais, malheureusement, que les deux premiers morceaux.

Stain The Canvas – Aisne Stage | (17h55 – 18h30)



Quand on parle de Metalcore européen, on pense très rarement à l’Italie. Pourtant, le pays regorge de belles découvertes comme Upon This Dawning, Sharks in Your Mouth, Prospective ou celle qui nous intéresse maintenant, Stain the Canvas
Stain the Canvas


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. Originaire de Milan, la formation n’a pas tardé à faire parler d’elle à la suite de la sortie de son deuxième album, All Fine / einF llA (2022). Imbriqué de prime abord dans un Metalcore caractéristique des années 2010, c’est finalement trois ans plus tard que les Italiens adoptent des sonorités plus modernes et empruntées au Metal Alternatif. Même si j’ai suivi leur actualité ces dernières années, je trouve que l’ensemble manque encore un peu de personnalité et j’espérais ne pas ressentir la même chose durant leur prestation live. Après une petite introduction, le groupe balance la sauce et je me prends de plein fouet une flopée de riffs qui sonne bien mieux en concert qu’en album. Sans surprise, la setlist va mettre à l’honneur le dernier LP, Honey Rot (2025), avec comme meilleur moment, l’interprétation de « The Light Within » et ses refrains exquis.

Depuis le début, tous les membres se donnent à fond et n’hésitent pas à nous dévoiler des talents cachés, à l’image du bassiste qui a commencé à rapper très rapidement sur « Gattini ». Franchement, je passe un excellent moment et je trouve que Stain the Canvas
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gère parfaitement sa prestation. Malheureusement, à quelques minutes de la fin, le public va mosher de manière un peu trop rugueuse et cela va entraîner la blessure d’un des spectateurs. Pris de panique, la sécurité va bondir au milieu du pit et encercler la victime avec des barrières, afin d’atténuer le voyeurisme de certains. Bien évidemment, dans une situation pareille, le groupe stoppera définitivement le show, privilégiant la santé des fans. Malgré cette fin abrupte, ce fut un excellent concert qui a été embelli par une présence scénique forte et des compositions qui passent nettement mieux l’épreuve du live.

Black Mirrors – Ourthe Stage | (18h50 – 19h50)



Depuis le début de la journée, on a très peu vu des artistes belges sur la place du Sassin (en même temps, ils étaient tous programmés le jour avant), mais ça, c’était sans compter sur Black Mirrors
Black Mirrors


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qui sont les prochains à fouler l’Ourthe Stage. Les Bruxellois, portés par la charismatique Marcella, sont là pour nous booster avec leur Blues Rock à l’énergie folle. Quelque part entre Wolfmother et The Vintage Caravan, leur musique pioche, également, autant dans le Garage Rock que le Stoner, pour un résultat mêlant fuzz entraînant et puissance brute. Dès leur arrivée sur scène, les musiciens sont accueillis en héros par un public connaisseur qui semble prêt à en découdre. Ne les ayant jamais vus en live, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et je vais être positivement surpris.

Déjà, comme je le disais, Marcella (chant) dégage un charisme fou et arrive à se mettre, sans trop de problème, le public dans la poche. Ses parties vocales sont archi maîtrisées et accentuent grandement l’énergie des compositions. Bien évidemment, les autres musiciens participent aussi à la fête et se laissent complètement emportés par leur art. Au niveau de la setlist, je ne vais pas pouvoir vous en dire grand-chose, sachant que je ne maîtrise absolument pas leur répertoire. Néanmoins, j’ai plutôt bien apprécié des morceaux comme « Funky Queen » et « Günther Kimmich » dont le punch contagieux aura permis à tout le monde de se déchainer. Après un peu plus de 50 minutes rudement menées, Black Mirrors
Black Mirrors


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nous quittera par une cover de « Territorial Pissings » de Nirvana, qu’ils ont l’habitude de jouer en fin de set d’après leur dire. Bien que je ne sois pas le public cible à la base, j’ai passé un super moment, notamment grâce à une énergie folle qui est tout simplement irrésistible. Bravo !

ten56. – Aisne Stage | (20h00 – 20h55)



Lorsque je vous parlais de la popularité grandissante de la scène Metalcore française, j’ai omis d’aborder son pan le plus violent et son chef de file : ten56.
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. Créé en 2020 par Aaron Matts après son départ de Betraying the Martyrs, ce nouveau projet se veut bien plus méchant et jusqu’au-boutiste que son prédécesseur, grâce à un accordage extrêmement bas des guitares, des breakdowns envoyés à la pelle et des thèmes sombres très personnels. Alliant parfaitement la modernité du Nu Metalcore et la lourdeur du Deathcore, le groupe se place depuis quelques années déjà comme la figure principale du style en France et enchaîne, presque sans répit, les tournées un peu partout dans le monde. Pour son premier arrêt au DRF, ten56.
ten56.


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va être reçu de la meilleure des manières avec un parterre blindé qui attend, avec impatience, de pouvoir s’empoigner vigoureusement.

Dès les premiers coups de guitare, c’est l’anarchie dans la fosse et tout le monde éclate son voisin avec bienveillance. Les agents de sécurité ont eu, en tout cas, pas mal de boulot avec une marée de crowdsurfers qui n’a pas arrêté une seule seconde. Comme vous vous doutez, cette effervescence générale est bien aidée par des chansons comme « Earwig », « Kimo » ou encore « Good Morning » dont l’efficacité n’est plus à prouver. A différents moments du set, Aaron nous dira qu’il est content d’être là, mais qu’il est encore plus content de voir que c’est le bordel total. En parlant de bordel, on a bien failli assister, encore une fois, à une scène de blessure, mais heureusement, la personne aura vite été prise en charge et la situation n’aura pas impacté le concert. Durant le set, nous allons également avoir droit à plusieurs wall of death qui témoignent de la motivation sans faille du public. Après presque 55 minutes hyper intenses, ten56.
ten56.


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pliera bagage sous les applaudissements d’une foule exténuée, mais complètement conquise. Sans aucun doute, l’un des meilleurs concerts du festival et qui confirme tout le potentiel qu’ils ont en eux.

Novelists – Ourthe Stage | (21h10 – 22h10)



10 ans ! Ça faisait 10 ans que je n’avais plus vu Novelists
Novelists


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sur scène et je peux vous garantir qu’il y en a eu du changement depuis 2016. Longtemps inscrit dans la scène Metalcore Progressif, le groupe a vu défilé plusieurs chanteurs à travers les années, avant qu’en 2023, Camille Contreras ne prenne la place de frontwoman pour lancer une évolution qui ne s’est pas faite qu’au micro. En effet, c’est également durant cette période que Novelists
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a bifurqué vers des sonorités plus douces et toujours portées vers les tendances les plus modernes du Metalcore. Cette nouvelle version des Franciliens s’est concrétisée à travers leur album Coda (2025) et leur a permis d’exploser internationalement. Actuellement en pleine tournée européenne, la formation débarque à Bomal avec son nouveau statut à défendre et compte bien nous prouver qu’elle est une machine bien rodée en live. Déjà, dès l’arrivée des musiciens sur scène, on remarque que tout est calibré au millimètre et qu’il y a une envie d’élever leur concert. Que ce soit avec un jeu de lumière précis ou une fumée ambiante qui donne un côté onirique à la scène, je dois bien reconnaître que la scénographie, bien que simpliste, colle parfaitement avec leur musique aérée et good vibe.

La première partie du show est, d’ailleurs, plutôt efficace avec des chansons comme « Lost Cause » et « Prisoner » qui amènent un côté plus violent bien venu. Cependant, c’est là que tout bascule, car les Français ont eu la mauvaise idée d’enchaîner les balades et les morceaux les plus mous en milieu de set. N’étant pas spécialement friand de ceux-ci, j’avoue m’être pas mal ennuyé, bien que certains riffs, rappelant Polyphia, n’étaient pas à jeter. Heureusement que « Say My Name » et « Coda » viendront redonner un peu d’énergie à un public à moitié endormi et qui aura, quand même, ouvert un tout petit pit. Cette fin de concert sera aussi ternie par la pluie qui fait son apparition et qui va venir chambouler les dernières prestations de la soirée. Bref, même si quelques chansons valaient le détour et que les musiciens assurent sur scène, j’ai trouvé le set beaucoup trop calme à mon goût. C’était pas mauvais, mais juste un peu ennuyant.

The Browning – Aisne Stage | (22h20 – 23h20)



Alors que la pluie bat son plein et que tout le monde cherche désespérément à trouver un abri contre le déluge qui s’abat sur nous, il va être l’heure d’accueillir le groupe que j’attendais le plus aujourd’hui : The Browning
The Browning


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. Groupe phare de l’Electronicore à tendance Deathcore, ma dernière rencontre avec lui remonte à l’été 2016 dans un petit festival près de l’aéroport de Liège (un 6K Fest pour ceux qui étaient là) et comme il y a 10 ans, la météo n’est pas en leur faveur. Pourtant, une bonne trentaine de lunatiques sont positionnés devant la scène et sont impatients de mettre le feu au dancefloor. Fêtant les 15 ans de leur premier album, Burn This World (2011), les Américains vont ouvrir leur concert par 6 chansons de celui-ci, dont la magistrale « Bloodlust » qui m’a fait exploser de joie. Bourrées d’éléments électroniques, les chansons sont d’une efficacité monstre, notamment grâce à des breakdowns qui pètent toutes les 3 secondes et des riffs chugs totalement mortels. Durant tout le show, Jonny (chant) ne va pas arrêter de nous remercier d’être là, en nous disant qu’on est les meilleurs de rester malgré la pluie.

Arrivé dans le groupe en 2022, Akeem Bivens (plus connu sous le nom de Hardcore Keem sur Youtube), assiste bien ses camarades avec des cris approximatifs, mais qui rendent justice au personnage. Une fois les vieilleries jouées, la deuxième partie du concert va se concentrer sur les titres les plus récents et donner une envergure encore plus majestueuse à cette performance. Entre « Wake Up », « Hivemind », « Deceiver » et l’écrasante « Poison », c’est l’anarchie dans la fosse et tout le monde pogotent dans tous les sens. La pluie s’étant calmée, le public en profite pour revenir devant la scène et participer à l’incroyable ambiance qui règne depuis le début. Après une cover de « Blue (Da Ba Dee) » qui aura endiablé la piste de dance, il est l’heure pour The Browning
The Browning


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de finir son concert par « Carnage » qui aura clairement bien porté son nom. Sans aucun doute, le meilleur concert du festival ! L’ambiance était folle et la setlist, presque parfaite, aura sublimé le tout. Félicitations et bien vite la prochaine fois.

Lord of the Lost – Ourthe Stage | (23h30 – 01h00)



Quand on dit que l’Eurovision est un tremplin phénoménal et permet d’accroitre grandement sa popularité, j’ai l’impression, bizarrement, que c’est effectivement le cas pour les groupes de Metal / Rock qui tentent l’aventure. En plus de Lordi qui a gagné l’édition 2006, d’autres artistes ont explosé mondialement comme Maneskin ou ont obtenu un nouveau statut dans la scène comme Blind Channel, Voyager ou justement Lord of the Lost
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. Inscrits en 2023, les Allemands avaient terminé bon dernier de l’émission musicale avec leur titre « Blood & Glitter ». Pour autant, malgré ce revers cuisant, on ne peut pas dire que tout s’est effondré pour eux, que du contraire ! Trustant le haut des affiches en Allemagne depuis, le groupe se voit offert la place de tête d’affiche de cette deuxième journée du DRF, pour le plus grand plaisir d’une horde de fans ayant fait spécialement le déplacement pour eux. Bien évidemment, le répertoire de la formation de se limite pas à la chanson de l’Eurovision et a gagné mon intérêt à travers le triptyque Opvs Noir paru entre 2025 et 2026. J’espérais donc passer un bon moment devant leur mélange subtile de Metal Gothique et Industriel.

Le concert s’ouvre par la sympathique « Kill the Light », en même temps que la pluie nous retombe sur la tête. Malheureusement, cela va avoir comme conséquence de voir une grande partie du public se réfugier un peu plus loin et laisser le parterre quasiment vide. Cependant, face à cette désertion de masse, Lord of the Lost
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va se lancer comme mission d’éloigner le mauvais temps (bon courage). Malgré cet inconvénient, la formation va poursuivre son concert et enchainer les morceaux efficaces comme « My Funeral » ou « Damage ». Porté par un Chris Harms (chant) en forme, le show est plaisant à suivre, même si je commence doucement à perdre le file à cause du froid, de la fatigue et dû au fait que je sois complétement trempé. Bref, toujours dans cette optique de nous sauver, le groupe va proposer de faire un « One person circle pit » qui consiste simplement à tourner sur nous-mêmes. Pas sûr que ça a été vraiment efficace, mais ça aura au moins permis à l’assemblée de se dégourdir les jambes. Après un « The Things We Do For Love » qui passe crème, on approche de la fin du concert avec la brochette spéciale Eurovision : « Blood & Glitter » / « Cha cha cha » (qui est une reprise du finlandais Käärjä). La prestation d’1h30 et le festival se termineront par l’émotionnelle « Light Can Only Shine in the Darkness » et ses paroles touchantes.



C’est donc ici que se clôt cette 29ème édition du Durbuy Rock Festival qui aura été marquée par énormément de bons concerts et par une ambiance festive presque omniprésente. C’est un peu dommage que la pluie soit venue légèrement gâcher la fin, mais quoi qu’il en soit, je quitte Bomal avec plein de bons souvenirs.

Conclusion :

Afin de ne pas alourdir le report qui est déjà bien long, je vous propose de revenir de manière synthétique sur les points positifs et négatifs de cette édition 2026.

Positif :

+ La nouvelle disposition du site, plus grande et qui permet de se déplacer sans trop de problème
+ La qualité du son qui aura été nickel du début à la fin
+ Les différents stands de nourriture, variés et desquels on était rapidement servi
+ Les concerts en général
+ Une ambiance décontractée dans un festival à taille humaine

Négatif :

- La pluie en fin de journée qui aura été dure à tanker
- La disposition du bar au milieu du site, qui a créé, entre les concerts, de longues files qui obstruaient le passage

Remerciements au Durbuy Rock Festival pour l’accréditation et à Fred pour les photos.
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AUTEUR : Maxime
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sou...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant d...
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....
Adepte de breakdowns et de pits bien énervés, Maxime aura grand plaisir à te faire découvrir les scènes Metalcore et Deathcore (et bien plus) sous toutes leurs formes. Musicologue de formation et mélomane aguerri, tu risques très certainement de le croiser au milieu d'un wall of death ou en train de taper ses meilleurs spinkicks. Si ce n'est pas le cas, tu pourras toujours le suivre à travers le récit de ses aventures musicales ou bien en l'observant déclamer son amour pour les riffs chugs....

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