
Ce sont d’abord les locaux de Scavenger qui inaugurent la scène ce soir. Un groupes aux allures de trio Power Rock qui propose une musique assez recherchée, voire un peu plus prog par moments dans ses arrangements, dotés de cassures de rythmes et autres enchainements de riffs surprenants. Le tout fait d’ailleurs penser un peu à un Biffy Clyro, avec un chant plus rauque. On note à ce sujet quelques harmonies vocales, parfois sympas, et parfois un peu moins douces aux oreilles. Plutôt sympa pour démarrer en tout cas.

Toujours issus de la scène locale mais plus expérimentés, Tess poursuit l’échauffement de la salle avec son style basé sur un registre mêlant Scremo (Post) Hardcore et sonorités bien Metal. Il faut dire que le groupe compte déjà plusieurs enregistrements à son actif, avec, sauf erreur de ma part, déjà un EP, un DVD et trois albums, le quatrième format long devant paraitre en février 2015 (une nouvelle compo bien énervée est d’ailleurs proposée ce soir). De quoi comprendre que la musique du groupe ait pu évoluer au gré des registres précités et imprégner globalement le rendu sonore proposé maintenant en concert.

Un son live qui semble plus gros, plus couillu que sur les versions studio : cette épaisseur a son charme dans ce type de configuration, mais on regrette cependant de ne pas pouvoir saisir les subtilités Screamo ou à la Norma Jean qui peuvent se révéler assez accrocheuses chez ce groupe.

Un set bien sympa néanmoins, où surnage une certaine bonne humeur dans les interventions de Thibaut, dont le chant hurlé (en Français !) se met au service de refrains assez entrainants et de lyrics à l’avenant (cf le morceau Sex Sex Sex dont la vidéo mérite le coup d’œil si vous ne l’avez pas vue). A revoir à Arlon en février prochain, ainsi qu’en première partie de Snot à Metz en Mars !

Personnellement, cela fait plus de dix ans que je n’ai pas vu Lofofora sur scène, sans pour autant cesser de suivre l’actualité discographique des parisiens, toujours aussi régulière en qualité. Cette soirée constituait donc une bonne occasion de vérifier si le savoir-faire live du groupe est toujours au rendez-vous, et d’entendre l’interprétation sur scène des quelques albums plus récents.

Lorsque Lofofora monte sur scène vers 22h15 l’accueil du public est très chaleureux : le mélange des fans old school et de la génération plus jeune qui voit sûrement le groupe pour la première fois donne un petit supplément à l’ambiance à n’en point douter.
A tout seigneur tout honneur, c’est l’un des nouveaux singles de L’Epreuve du Contraire, L’Innocence, qui ouvre le concert : un nouveau morceau assez réussi et qui permet de constater la très bonne tenue du son (et des lights !) ce soir, même si on peut reprocher une légère prédominance des basses.

De façon très surprenante, L’œuf, un des titres phares du groupe, si ce n’est pas LE morceau de Lofofora, est joué en deuxième position... et reçoit évidemment l’accueil furieux d’un public ravi de se voir servir quasiment d’entrée de jeu ce qui est habituellement réservé à la fin du set.
De quoi bien chauffer l’assistance donc… mais peut-être aussi le matériel puisqu’une coupure du son de façade intervient au milieu de Au Secours ! Le public, pas rancunier se lance alors dans un « Petit Papa Noël » à gorge déployée, qui rendra le sourire à Lofofora avant la reprise du morceau un peu à la cool, comme si le groupe était en répèt’ !

D’ailleurs, le toujours très charismatique Reuno ne se prive pas de prendre plusieurs fois le public à partie, le tutoyant comme il l’a toujours fait, que ce soit pour donner des leçons de slam (et des slams il y en a eu !), chambrer gentiment, ou rappeler les souvenirs des quelques concerts donnés dans la région précédemment (à Jarny par exemple).

Dommage cependant que Lofofora se lance en milieu de set dans un enchaînement un peu fastidieux de nouveaux morceaux, dont certains manquent peut-être un peu du peps. Aussi intéressants qu’ils soient au demeurant, on aurait apprécié réentendre d’autres tueries issues des albums Le Fond et la Forme, Dur Comme Fer ou Peuh! (Macho Blues n’est même pas joué !). Heureusement, plusieurs classiques sont disséminés dans la setlist, : Envie de Tuer, Mémoire de Singes ou Auto-Pilote font très plaisir et reçoivent tous un bel accueil du public, circle pit à l'appui.
Après une ultime salve en hommage à Schultz de Parabellum ("né près d’ici, à Thionville"), Lofofora achève son set sans "faux" rappel, comme à son habitude, après plus de 1h45 de concert. Un concert grand format marqué par une sacrée qualité d’interprétation, et une ambiance très conviviale dans le joli cadre proposé ce soir. Voilà un bilan final très positif.

Remerciements à Damage Done Prod pour cette soirée, ainsi qu’à Oeil du Viking Photographie et Cédric pour les photos !
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Les prochains rendez-vous de Damage Done aux Trinitaires de Metz :
30/01/2015 : Haunting the Chapel Festival - jour 1 : Asphyx, Benighted,...
31/01/2015 : Haunting the Chapel Festival - jour 2 : Caliban, Bury Tomorrow,...
03/03/2015 : Snot + Tess (organisé par Tess)
18/03/2015 : Overkill + Sanctuary
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