Pendant plus d'une heure et demie, The Subways aura doncrégalé son public, en balayant bien entendu son nouvel opus, mais surtout en n'oubliant pas les tubes issus de Young For Eternity, son premier album sorti il y a déjà dis ans! Sur scène, Charlotte Cooper occupe toujours aussi bien l'espace qu’auparavant. La belle qui arbore une robe à paillette et une chevelure teinte en rose ne tient pas en place et saute dans tous les sens, ce qui aura d'ailleurs raison de l'une de ses basses. Et si dernière le micro Billy Lunn s'en donne à cœur joie, son frère, Josh Morgan, que nous avions l'habitude de voir martyriser les fûts n'est pas là. Le syndrome d'Asperger dont il souffre ayant réveillé chez lui une peur panique avant de monter sur scène l'a malheureusement contraint à abandonner le groupe quelques jours à peine après le début de la tournée. C'est donc un inconnu qui, appelé en urgence à la rescousse, occupe son tabouret.
Mais si le public se régale du début à la fin, Billy Lunn et sa clique nous laissent pour notre part un peu perplexe. N'hésitant pas à faire usage des quelques mots qu'il connaît en français, le frontman souffre pour sa part d'une logorrhée qui, à la fin, en devient dérangeante. Presque entre chaque morceau, le voilà qu'il prend le micro pour y aller de son petit mot. Si ceux qui communiquent trop paraissent froids et imbus d'eux-mêmes, ici on assiste à l'exemple inverse. Billy parle trop et ses "I love you, really I love you and I love your city", fussent-ils sincères, sonnent faux...
Après un rappel qui aura permis à Billy de prendre un petit bain de foule et au public de se trémousser une dernière fois sur le très remuant "It's a party", The Subways s'en retournent pour de bon dans les coulisses laissant derrière eux un public majoritairement conquis parsemé tout de même de quelques sceptiques qui s'interrogent sur la capacité qu'a le groupe de se renouveler.

The Subways