Un rêve qui aurait pu se passer tout autrement. En effet, arrivé sur place à 19h45 (les portes étaient ouvertes depuis 18h30), on nous annonce qu'on ne peut plus entrer dans la fosse, elle est pleine. Logique, tous les tickets ont été vendus. Certaines personnes que l'on croise qui étaient juste parties pour aller aux toilettes ne pouvaient revenir dans la fosse... cruel. Mais on n'allait pas se laisser faire, on n'attendait ce concert depuis trop longtemps. On nous demande d'aller en gradins ? C'est ce qu'on a fait... pour ensuite, sauter au-dessus de la barrière et atterrir dans la fosse, là où nous avions le droit d'être.
Ce moment de stress passé, on était enfin prêt à accueillir les stars du jour. Pas de première partie. Juste un concert annoncé de plus de deux heures avec plus de 35 morceaux. Rien que ça. Les lumières se sont éteintes avec 5 minutes de retard... on attend ce moment depuis 10 ans, on n'est pas à ça près. Avant que les décibels fassent leur apparition, on a d'abord eu droit à un petit cours d'histoire sur ce génocide arménien qui n'est pas reconnu officiellement dans tous les pays. Ensuite : la délivrance. Holy Moutains en ouverture et déjà le public de Forest National est en extase. Une extase qui va durer deux heures. Deux heures d'osmose totale entre la groupe et le public comme si on ne s'était jamais quitté, comme si cet album Hypnotize datait d'hier, comme personne ici n'avait jamais arrêté d'écouter leur musique.
Le concert fut divisé en 3 parties de longueurs peu équitables : 16 morceaux, puis 12, puis 5. Chacune séparée par un court film sur l'histoire du génocide arménien. Si le concert fut évidemment d'une haute intensité de la première à la dernière seconde dans une chaleur étouffante, chaque partie a eu quelques chansons qui ont dépassé la moyenne. Si Prison Song, Aerials, I-E-A-I-A-I-O ou Radio/Video dans la première partie furent magique, ça n'a pas atteint le niveau du duo Chop Swey / Lonely Day dans la seconde partie. Entendre ces morceaux qui ont bercé notre enfance résonner à travers 8500 voix qui n'en faisaient plus qu'une, ça vous donne évidemment des frissons. J'étais de retour à mes 13 ans. Un tel spectacle ne pouvait finir qu'en apothéose : Toxicity et Sugar s'en sont chargés.
Ce concert était plus qu'attendu et il a répondu à toutes nos attentes. Un groupe dans une forme étincelante, une set-list qui avait plus l'air d'un best of avec ses 33 morceaux, un public chaud comme la braise. Et même si le groupe n'est pas réputé pour être celui qui communique le plus avec ses fans en live, ce n'est pas grave. Ils n'auraient pas dit un mot entre les morceaux, ça aurait été la même chose : nous étions tous dans un rêve éveillé et ce ne sont pas ces petits détails qui nous auraient sorti de ce long moment d'extase. System Of A Down : merci !
Wake Up the Souls - Part 1
Holy Mountains
Jet Pilot
Suite-Pee
(incomplete)
Prison Song
U-Fig
Aerials
Soldier Side - Intro
B.Y.O.B.
I-E-A-I-A-I-O
Radio/Video
Bubbles
CUBErt
Hypnotize
Dreaming
Needles
Deer Dance
Wake Up the Souls - Part 2
P.L.U.C.K.
Sartarabad
([traditional] cover)
Psycho
Chop Suey!
Lonely Day
Question!
Bounce
Kill Rock 'n Roll
Marmalade
Lost in Hollywood
Spiders
Mr. Jack
Wake Up the Souls - Part 3
Science
Chic 'N' Stu
War?
Toxicity
Sugar
System of a Down