
Sundays par Cardinalsmedia
Il est 18 heures quand Sundaysmonte sur scène. Autant les groupes à l'affiche sont connus de tous, autant ces Belges nous paraissent sortis de nulle part. Choisis par HeartbreakTunes pour ouvrir la soirée, on se dit qu'ils n'ont pas pas dû être choisis pour rien ... Mais malgré leur bonne volonté, leur hardcore mélodique influencé par Verseet Defeaterne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Wold Down par Cardinalsmedia
De quoi se réjouir de la montée sur scène de Wolf Down, maintenant totalement au point avec son nouveau frontman. Dave gère avec aisance les anciennes compositions, mais se sent sans aucun doute plus à l'aise avec les nouvelles chansons du groupe, qui d’ailleurs conquièrent . C'est maitrisé, c'est efficace, en bref : ça joue bien. Seulement, la hype sur laquelle ils surfaient a trouvé sa limite lorsque l'ancienne chanteuse Larissa a décidé de mettre fin à son aventure au sein du groupe pour former Venom Prison. La salle n'est pas vide, mais uniquement un public restreint est enthousiaste, danse et essaie de voler le micro. Un engouement totalement différent de celui suscité lors de la tournée avec Benchpressun an et demi auparavant. Heureusement, Stray From The Path vient finir ce set en beauté.

Code Orange par Cardinalsmedia
En revanche, Code Orange a réussi à faire déplacer les foules. Et ce, au point d'avoir du mal à circuler dans la salle. Dès la première note de My World, le pit s’est formé et était aussi violent qu’on pouvait l’espérer. Avec sa musique chaotique, le groupe envoie un mur de son ultra solide que personne ne peut ignorer. Leur set, principalement constitué de titres de I Am King, ne laisse personne indifférent. Slowburn, Unclean Spirit et Alone In The Room s’enchainent pour défouler tout le monde, alors que Dreams In Inertia pointe le bout de son nez en plein milieu de set pour calmer le jeu et nous faire respirer un coup. Nothing (The Rat) et Thinners Of The Herd viennent compléter leur set, mais c’est I Am King qui va mettre tout le monde d’accord : Code Orange, ça envoie du béton armé.

Bane par Cardinalsmedia
Après tant de violence, Banemonte sur scène. Et l’excitation est au rendez-vous : la salle est comble et il n’y a presque plus moyen de faire un pas devant l'autre. Cette légende du hardcore est connue pour son énergie positive et ses concerts où s’enchainent les sing-alongs, les stage dives, et les circle pits, et ce n’est pas ce soir que les choses changeront. On retrouve Aaron Bedard et ses amis en forme et prêts à donner tout ce qu’ils ont pour faire de cette dernière prestation en Belgique un moment mémorable, face à une foule très réceptive à leur musique ainsi qu’à leurs messages. Remarque, les pauses entre les chansons se faisaient sentir un peu longues et cassaient l’élan d’intensité de leur musique… Mais le choix de leur set est bien ficelé et ne peut que déchainer le public. Un à un, on a droit à tous les morceaux phares du groupe : Swan Song, Can We Start Again, Superhero, Non-Negotiable, Ante Up, Calling Hours (accompagné de la guitariste de Code Orange pour l’occasion), Park St., My Therapy, et Final Backward Glance, dans lequel figure la phrase la plus évocatrice de l’ambiance de la soirée “I've never been much good at saying goodbye”. Et pourtant, le frontman conclut “merci pour tout, on était Bane” et quitte la scène lors d'une longue vague d’applaudissements.
On trouve qu’ils n’ont pas tant de mal que ça à laisser derrière eux leurs 20 ans d’activité dans la scène hardcore. Avec le très beau dernier album Don't Wait Up et une tournée si réussie, ils n’auraient pas pu mieux conclure leur histoire. Mais il est certain qu’à la fin du concert, une certaine émotion était palpable dans l’air. L’absence de Baneva se faire sentir, il est impossible de nier que le groupe manquera à tous les fans de punk et de hardcore.
On ne peut que les remercier pour tout ce qu’ils ont accompli, ainsi que cette belle soirée ! Et, on espère, à bientôt ...

Bane
Wolf Down

Venom Prison