
Sur place, je retrouve donc mes joyeux drilles, et c’est d’ailleurs tant mieux car la confusion règne quelque peu en ce début de soirée : la Kulturfabrik avait en effet communiqué un début de concert à 20h, Stian Westerhus devant monter sur scène pour une première partie qui n’en pas une puisqu’il devait effectivement jouer seul durant 15 à 20 minutes avant que le reste du groupe ne le rejoigne pour la suite du concert. Au final, point de démarrage à 20h, et point non plus de Stian Westerhus seul sur scène : c’est bien le groupe au complet qui investit la scène de la Kufa à 21 heures passées.
Pour moi, le moment de vérité aurait forcément lieu dès le début du set : ça passe ou ça casse, tant le Ulver 2017 est éloigné de mes canons modernes. En atteste cette configuration de scène où se mêlent iMac, claviers, percussions et batterie électronique mais surtout aucune guitare. Résultat ? Ca passe, dès l’entame, et pas qu’un peu. Le son est riche, foisonnant. Le chant de Kristoffer Rygg est doux, hypnotisant, comme l’est d’ailleurs l’ensemble de la musique produite (davantage que jouée) par un Ulver concentré, sans aller jusqu’à dire qu’il reste cloisonné dans son monde (cf. les quelques remerciements de Kristoffer).

Autre élément incontournable de l’expérience Ulver : le visuel. Pour avoir maintenant expérimenté le Ulver live il me parait désormais impossible de dissocier la musique du rendu visuel ainsi proposé sur cette tournée. Lasers à foison, projections animées, superbes lights … le spectacle n’est pas que sonore, il est aussi optique. Et il est surtout total. Ce moment indescriptible qui voit lasers et lights former une sorte de plafond lumineux au-dessus du groupe me restera en tête pendant un long moment encore...
Cette expérience très sensorielle fait donc passer l’essentiel du concert à une vitesse folle. Sauf erreur de ma part, la setlist est complètement axée sur l'album The Assassination of Julius Caesar et le nouvel EP Sic Transit Gloria Mundi. Difficile pour moi d’en juger, s’agissant des deux seuls enregistrements que j’ai pris la peine d’écouter cette semaine. Tout juste puis-je ajouter que les versions prolongées de certains titres m’ont cependant un peu agacées en fin de set – un point sur lequel nous ne serons pas tous d’accord d’ailleurs. Ne s'improvise pas fan qui veut.
Acclamé après une bonne heure de show, Ulver quitte rapidement la scène pour y revenir quelques instants après pour le surprenant rappel constitué d’une reprise The Power of Love de Frankie Goes to Hollywwod : peut-être la seule fausse note de la soirée, car, étant donnée la longue discographie des Norvégiens et la relative courte durée du concert, les fans étaient logiquement en droit d’attendre un bonus un peu plus gras. N’empêche, quel show.
Remerciements à la Kulturfabrik

Dying Fetus
Psycroptic
Beyond Creation
Ulver