
Mais c’est bien cette étape wallone qui nous intéresse, d’autant plus que les petits gars de Cronos ont eu la bonne idée d’étoffer l’affiche en invitant les Allemands de Der Rote Milan, dont on reparlera juste après. Pour l’heure, place au presque traditionnel groupe ‘local’ chargé d’ouvrir la scène ce soir, Asathor, en directe provenance du Luxembourg.
Les gusses oeuvrent dans un Death/Black viking dans l’âme, pétri de bonnes idées au riffing et ponctué de quelques soli tout sauf superflu. Asathor nous livre en définitive un excellent set même si on note çà et là un léger manque de coordination, ou un chant varié mais manquant d’assurance par moment. C’est que notre ami Fred semble souffrir de la chaleur qui règne sur scène, sans l’empêcher pour autant de placer quelques interventions bien bonhomme et en parfait décalage avec la musique proposée par le groupe. Une bien chouette découverte !

Un côté jovial et ouvert que l’on ne retrouve certes pas chez Der Rote Milan, qui livre un set intense et introspectif, asséné en pleine face et sans piper mot. Le son, massif et puissant, est délivré par des zicos carrés au possible, même si c’est surtout III qui attire les regards en se plaçant ainsi de côté, puis dévoilant un visage grimé. A son identité sonore, Der Rote Milan ajoute en effet un visuel relativement chiadé, suivant les tenues portées par les membres du groupe, ou ces lights (à dominante rouges) savamment étudiées. Un concert vraiment excellent, qui reprend une bonne partie du très recommandable album Aus Der Asche, conclut comme lui par cette curieuse bande son en français dans le texte, et surtout, ce soir, par une grosse salve d’applaudissements bien mérités. Un concert qui confirme tout le bien aperçu du groupe lors du Night Metal Fest 2017 !

Après un rapide croque-monsieur concoté par le nouvel apprenti de la maison, il est grand temps de regagner le devant de la salle. Cette fois, les premiers rangs se garnissent copieusement alors que la dispensable intro annonce l’arrivée imminente de Uada sur scène. Curieusement, et alors que jusqu’à présent le son était plutôt bon ce soir, on a d’abord des difficultés à reconnaitre Natus Eclipsim, première piste du très bon Devoid of Light. Fort heureusement, cette situation sonore s’améliore assez rapidement et nous avons ainsi tout le loisir d’apprécier les compos des Américains, en particulier ces différents moments forts qui font tout le succès du groupe à l’heure actuelle.

Alors certes, on peut faire au Uada scénique les mêmes reproches qu’à son pendant discographique, et notamment cette similitude parfois controversée avec Mgla. En atteste S.N.M., et ces autres compos qui rappellent directement les Polonais. Mais, live, l’intensité des débats fait que ce défaut s’oublie vite, et ce malgré les quelques pains à la batterie. On ajoutera enfin à ce chapitre que, si comme de coutume les membres du groupes restent dissimulés sous leur capuche, cet artifice certes de plus en plus utilisé de nos jours continue à produire son petit effet. D’autant plus suivant le mode d’éclairage choisi maintenant par le groupe, toutes lights blanches à l’arrière.
Ainsi, les repères temporels se fondent dans le Black mélodique joué par Uada, si bien que lorsque le groupe quitte la scène moins d’une heure après le début de son set, c’est surtout la frustration qui domine ! Malgré des applaudissements nourris, Uada en restera là, et nous avec. En attendant une prochaine !
Remerciements à Cronos

Au-Dessus
Uada
Der Rote Milan
Mgla