Ayant défini leur style avec les trois premiers EP, la sortie d'aujourd'hui est la suite logique de leur influence drone, doom, entre improvisations et longues plages drones. Ces trois albums ont été enregistrés cet hiver, en plein confinement, et mixés par Yannick Daïf, le batteur.
Le tout est auto-produit. Le duo a occupé leurs confinements à élaborer un style signature et une intention DIY.

Et ça marche. Uzza, Allat et Manat s'imbriquent parfaitement dans leur discographie. Ils nous offrent près d'une heure et demie de plages drone, envolées oniriques, nébuleuse, méditatives.
Accrochez-vous à votre siège et sortez votre casque pour une expérience immersive imminente.
Gros coups de coeur pour Uzza, Part V, qui fait presque penser à du OM, Allat, Part II, certainement le morceaux le plus long, avoisinant les trente minutes durant lesquelles nous sommes plongés dans leurs impro, et Manat, Part II, où la guitare gagne en gain et où la batterie fait son retour, la rythmique se faisant plus intense, donnant du relief. Il ne manque plus qu'une voix proclamatrice pour que cela fasse penser à BONG.
Dans certains longs morceaux, une fois le pattern établi et exploité, nous attendons parfois une couche supplémentaire. Une idée pour la prochaine sortie ?
DJINNS nous fait méditer, voyager, sourire.
Merci.
Crédit photo : Valis Siva
Djinns
Om
Bong