Reportage

Sortie 23 - Day 3

Wellin (), le 13-08-2006

Mercredi 23 août 2006

Dimanche, jour du seigneur, dernier jour du festival.
Aujourd'hui, il fait beau au réveil, mais cela ne durera pas. Le festival aura vraiment souffert des conditions météorologiques automnales.
La journée commence par l'annonce de plusieurs annulations et chamboulements : Cursed a annulé sa tournée européenne. Justice ne viendra pas. Tout ça donne un chamboulement des horaires et des scènes. Ce qui fait qu'à 16h, on se rend compte qu'on a vu jusqu'à présent que deux prestations !
Tout d'abord les djs d'ouverture : Parodick rivers. Ils m'ont fait penser aux trublions de l'électro à la donna summer. On passe de trash au disco à la techno hardcore. Bref, c'est varié et c'est bien. Ils sont bien déjantés et terminent le concert mort plein après avoir vidé des bières et une bouteille de whisky. Notre duo en costume et au masque de catcheur ira même jusqu'à casser un retour en se jetant dessus. Ce qui est rock and roll, mais gênant pour la sono. Puis les locaux de Nervous chillin
Nervous chillin


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, visiblement un peu fatigués. Bon concert de street punk comme ils ont l'habitude d'en donner.
Vu le peu de groupe, l'idée nous vient d'aller voir comment cela se passe à l'entrée. Eh bien, on peut dire que cela se passe pas super bien. La police est présente. Les consignes quant aux fouilles ont l'air floues. Chaque festivalier qui passe peste ('une sécurité pareil, j'ai jamais vu ça', 'incroyable', etc…). et je vous épargne les propos plus nerveux ! problème de sécurité donc. Et il se répetera dans la journée.
The boss
The boss
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ouvre la scène chapiteau. Un hardcore venant de Ypres assez classique. Rien qui ne donne une claque importante. Smash my radio
Smash my radio


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suit avec son street punk. Ils jouent à domicile en province du Luxembourg et cela se voit. Il y a du monde et de l'ambiance. Punk rock veut dire pogo. Jusque là tout va bien. Par contre, quand le groupe veut que le public le rejoigne sur scène, problème de sécurité qui ne veut pas les laisser passer. Bref, petites altercations sans gravité, tout rentre vite dans l'ordre.
La suite de la journée verra alterner électro sur la grande scène, punk sur la scène deux et métal-hardcore dans le chapiteau.
Au niveau électro, Motormark
Motormark
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donna un concert dans des conditions difficile : grande scène et très peu de monde pour les voir. Le tout me semble léger. Rhinocérose n'aura pas non plus la chance de donner une prestation mémorable. Trop léger également. Trop peu de trippes pour ce groupe. Beaucoup de pause et peu de musique finalement. Et aucun public qui s'est déplacé pour la tête d'affiche du festival. Donc, sur leur nom, ils n'ont attiré quasi personne. On ne peut pas dire la même chose des deux autres scènes. Le punk a fait le plein. Tout d'abord avec MDC
MDC


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, groupe mythique. C'est agréable de voir des vieux musiciens prendre un plaisir simple. C'est joué rapidement, sans fioritures et avec beaucoup de plaisir. Là aussi, le groupe aura un problème de sécurité. Ne voulant pas jouer avec des barrières entre le public et eux, ils demandent aux spectateurs de les rejoindre en frontstage. Panique dans la sécurité avec renforts qui arrivent, la police qui arrivé également. Visiblement, ils ne comprennent pas l'anglais car le chanteur explique que la situation est sous contrôle. Là aussi, tout rentrera dans l'ordre, mais un certain sentiment d'incompréhension prévaut. D'ailleurs, comme s'ils s'étaient passé le mot, tous les autres groupes punks demanderont au public de passer en frontstage ! Pour l'anecdote, M.D.C, cela veut dire millions of dead cops. La police présente aura apprécié les paroles, je suppose ! Bon concert d'une légende donc.
Leftover Crack
Leftover Crack
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m'a laissé une impression plus mitigée. La voix du chanteur me semble assez affreuse et le tout n'est pas toujours joué avec aplomb. Mais c'est un groupe qui sait trouver son public, qui a un discours venant de la rue très cohérent et qui rend honneur au style qu'il pratique.
Pour Total Chaos
Total Chaos


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, les déguisements m'ont semblé aussi importants que la musique. Punk pour punk, je ne sais rien dire de plus ! Le concert m'a laissé un peu moins convaincu que les deux groupes précédents.
Sous le chapiteau, les prestations furent pas mal intéressantes, avec un trio terminant très bien le festival : Hatesphere
Hatesphere


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, Death By Stereo
Death By Stereo


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et The ocean
The ocean


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. Je n'attendais pas grand-chose des deux premiers. J'attendais énormément des derniers. Je ne fus déçu par aucun des trois.
Tout d'abord, les danois d'Hatesphere. Je ne connaissais pas trop leur musique et je dois dire que leur nom me laissait quelque peu perplexe. Eh bien, sur scène, je me suis pris une petite claque avec un métal très technique et très violent. Très nordique aussi, leur musique me faisant un peu penser à un The Haunted croisant Meshuggah dans la neige danoise.
Death by stereo alternent passage métal très hurlés à des passages mélodiques. Au départ, ce genre de groupe me laisse de marbre. Je dois bien dire que ce jour là, j'ai apprécié leur prestation. Proches du public, heureux d'être sur scène, sympas. Et notons un guitariste vachement impressionnant.
Pour the ocean, l'affaire semble se corser. Je vais dans le chapiteau dix minutes avant l'heure prévue de leur prestation et rien n'est encore installé. Annulation ou retard ? Ce sera heureusement un retard. Le groupe commencera donc avec plus d'une heure de délai. Cocasse quand on sait que quatre djs doivent encore se produire et que la fermeture des portes est prévue à trois heures du matin. Et surtout que selon l'horaire. Le dernier djs devait se produire à quatre heures du matin.
The ocean n'en aura cure et commencera donc son concert en retard. Ils ont été véritablement impressionnants de maitrise. Comme un Neurosis plus violent, le groupe déploie une énergie rare. Une guitare, une basse, des percussions avec scie électrique, une batterie, des samples et deux chanteurs tissent un univers sonore riche et violent. Impossible de ne pas bouger de la tête ! Ce fut un des meilleurs concerts que j'ai vu cette année. Le festival se terminera donc avec un dj set de Leeroy Thornhill de Prodigy qui passe du Prodigy. On fera donc la fête jusqu'à 3h du matin, heure de fermeture du site. Et les trois derniers djs n'auront pas pu se produire !
En conclusion, l'affiche a tenu ses promesses artistiquement. Le festival s'est déroulé dans des conditions météorologiques épouvantables. Dès lors, Le public a été un petit peu absent. Sur ce point, difficile de voir la solution à trouver. En tout cas, le public punk a suivi, c'est sûr. Pour ce qui est de l'électro, en after il était présent, mais pas tellement pour les live la journée.
Espérons une nouvelle édition tout en prenant en compte deux choses importantes : une sécurité peut-être tout aussi présente, mais moins stricte et bornée aux contours. Un peu plus souple. Il manquait également une information plus importante quant aux horaires : aucun horaire n'était distribué et l'information concernant les changements était quasi inexistante.
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