Reportage

Au coeur d'une explosion metalcore anglais avec BMTH et Architects

Bruxelles (Ancienne Belgique), le 20-01-2011

Dimanche 23 janvier 2011

Il est 18 heures, les portes de l’AB s’ouvrent enfin. Je viens de faire la file pendant 30 minutes entouré de garçons et filles très jeunes (en moyenne 18-20 ans à vue de nez) au look soigneusement préparé. Car oui, ce soir joue Bring Me The Horizon
Bring Me The Horizon


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qui brille par sa musique mais aussi par son côté people et stylé. Les jeunes ont l’air triste mais cela fait partie de l’image. Pendant cette attente je m’occupe comme je peux et après avoir parcouru sur mon BlackBerry 5 heures de statuts Facebook j’ai la main droite gelée et préfère la réchauffer pendant que mes yeux scrutent la foule et que mon esprit essaie d’estimer la pollution dégagée par tous ces fers à lisser fonctionnant au même moment, environ 2 heures avant cet instant précis. Bref, je m’égare.



Je suis relativement pressé car j’ai rendez-vous à 18 heures 30 pour une interview avec Architects
Architects


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. Un coup de fil au Tour Manager et quelques minutes plus tard je rencontre Dan Searle le batteur et commence l’interview dans une espèce de réfectoire du backstage de l’AB. Dan est sympa, a un peu une attitude de jeune branleur mais c’est surtout son flegme et son humour british qui parlent. Un peu trop d’ailleurs selon ses collègues parce qu’à plusieurs reprises ils me crient « Don’t write that, man ! », en fait à chaque fois qu’il attaque une minorité ethnique ou qu’il devient trop politiquement incorrect. Le tout au 3è degré évidemment.

Tek-One arrive sur scène lorsque je redescends dans la salle et un tiers de la salle est remplie. Les fans de BMTH
BMTH


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connaissent déjà puisque Tek-One s’est chargé d’une partie des remixes de l’album Suicide Season. L’accueil est enthousiaste mais le style (c’est ça du dub-step ?) me parle assez peu. De toute façon j’ai un coup de fil à passer.

The Devil Wears Prada
The Devil Wears Prada


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arrivent ensuite. La salle est presque remplie et, une fois n’est pas coutume, je décide avec mes camarades de prendre place à l’étage. Faut dire que j’ai un tattoo tout frais sur le torse et que je préfère être prudent. En plus, faudrait être un vrai enfoiré pour se mettre devant et gâcher la vue à des enfants de 12 ans. Haha. Leur metalcore est efficace, l’énergie déployée est impressionnante et s’ils ne m’ont pas musicalement convaincu (tout comme sur CD d’ailleurs) c’était plutôt divertissant. Le groupe sait assurément occuper une grande scène. Ils n’oublieront bien sûr pas de remercier Jesus Christ avant de laisser la scène à Architects
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.

Ceux-ci arrivent sur scène alors que la foule se fait plus dense devant la scène. Un Sam Carter au bras gauche entièrement tatoué apparaît, alors qu’il était encore tout juvénile la dernière fois que je les ai vus. Mon côté langue de pute se demande s’il vient d’atteindre sa majorité mais passons, ce n’est pas le sujet. Ils ont la bonne idée d’entamer leur set par Follow The Water, bon compromis entre puissance et voix claires. Les nouveaux morceaux passent bien en live, Sam Carter maîtrise sa voix (un peu moins sur « In Elegance » sur laquelle quelques passages criés sont chantés en voix claire) et le set est carré. La tracklist est cohérente mais pour les aficionados des anciens albums, la déception est là puisqu’ils ne jouent que des morceaux du tout nouveau « The Here And Now » et de l’album précédent « Hollow Crown ». Cohérent mais pas renversant. Le public semble être du même avis puisque malgré leur place sur l’affiche, ils ne parviennent pas à faire bouger le public plus que The Devil Wears Prada. Ils tentent malgré tout un petit circle pit sur « Delete / Rewind » mais bon… un circle pit sur des passages en voix claires ce n’est pas le plus opportun et il n’a d’ailleurs pas duré bien longtemps. Le set se termine sur un « Early Grave » attendu et bien accueilli.



A peine 25 minutes plus tard, la scène est prête à accueillir Bring Me The Horizon
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. De suite on sent les gros moyens : colonnes d’éclairage, et 4 box par guitariste. La foule crie lors de l’arrivée des musiciens et plus encore lorsqu’arrive le chanteur Oliver Sykes. Aussitôt retentit l’intro de « It never ends », single du dernier album. Tout est en place et tous les gros moyens sont là : jeux de lumière, jeu de scène bien rôdé et très gros son. Ils enchaînent sans transition avec le tube « Chelsea Smile ». Ils en profitent pour lancer un premier wall of death, dont ils sont très friands. Le public est là, connaît les paroles, et heureusement. La faille apparaît après seulement 2 morceaux. Oli Sykes parle à son public conquis mais déjà il est presque aphone. Mais le jeune homme est malin. Hormis le fait que toutes les parties en voix claires et certaines criées sont déléguées au guitariste Jona Weinhofen, tout le long du set j’ai eu l’impression qu’il faisait chanter le public pour récupérer un peu de sa voix. A sa décharge, sa façon de courir et sauter sur scène doit être plus gourmande en souffle que sa façon de chanter. A noter pendant leur set l’intervention de Tek-One qui a repris les parties rappées de l’excellent « Football season is over ». Sam Carter, lui, est bien sûr revenu chanter ses passages de « Sadness will never end ». « Blessed with a curse » m’a un peu moins séduit mais c’était déjà le cas sur album. Les levées de briquet à la demande de Sykes n’ont rien arrangé évidemment.



En une heure tout est torché car dès la fin de « Anthem » sur lequel on a enfin pu voir un wall of death digne de ce nom le groupe quitte la scène, avant de venir chanter en rappel « Diamonds aren’t forever ». En définitive, un groupe qui a mauvaise réputation en live (ils seraient en live généralement très mauvais) mais qui s’en est bien sorti aujourd’hui.

A voir au Graspop cette année, cela vient de se confirmer !

Set List Architects
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Follow the water
Day in day out
Learn to live
In elegance
Dethroned
Delete / Rewind
Hollow Crown
Early Grave

Set List Bring Me The Horizon
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It never ends
Chelsea smile
Pray for plagues
Fuck
Sadness will never end
Crucify me
Football season is over
Blessed with a curse
Anthem
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Diamonds aren’t forever
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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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