Reportage

The K excellent, Morning Dead décevant, et deux bonnes découvertes à la Zone

Liège (La Zone), le 24-11-2012

Mardi 27 novembre 2012

Alors que toute la Belgique semblait rassemblée au Magasin4 pour le passage de Converge
Converge


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, une autre date avait retenu mon intérêt : un line-up plutôt local, avec 2 des groupes liégeois qui ont marqué l’année 2012 par une sortie d’album ou d’EP incontournable : The K
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et Morning Dead
Morning Dead


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, qui fêtent d’ailleurs ce soir la release party de leur EP Intimidation. Jarhead
Jarhead


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faisait office de découverte locale pour la plupart du public, tout comme les Flamands de Deer
Deer


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qui passaient pour la première fois dans la cité ardente.

En bon habitué du public liégeois, c’est donc à la bourre que j’arrive, juste assez pour rater le début du set de Deer
Deer


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dont on m’avait pourtant dit beaucoup de bien. Et de fait, malgré un public encore assez discret les Gantois assurent un noise rock bien crade mais surtout très carré et maîtrisé. La configuration guitare – guitare – batterie est surprenante mais le son criard et agressif à l’oreille est sans doute le but recherché. On est surtout dans une veine instrumentale mais un des gratteux utilise épisodiquement sa voix, ce qui nous permet de sortir de ce bourbier noise rock souvent très difficile à réellement découvrir en live.



Comme je le disais, Jarhead
Jarhead


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, bien que presque local (le groupe est originaire de Hannut), s’est montré jusqu’à présent assez discret sur les scènes liégeoises. Dès les premières notes les musiciens sont super énergiques et envoient leur hardcore newschool avec une énorme pêche. Musicalement on tourne dans une veine hardcore US à la The Ghost Inside
The Ghost Inside


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avec quelques éléments d’influence que je n’ai pas vraiment pu définir, peut-être des restes de neo-metal enfouis chez les musiciens. Qu’à ce la ne tienne, si le groupe doit encore faire sa jeunesse et gagner sa personnalité, l’énergie des gars est vraiment encourageante.



Depuis quelques mois, Morning Dead
Morning Dead


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a enchaîné plusieurs dates sur lesquelles le groupe – et particulièrement le chanteur – s’est toujours montré explosif, incontrôlable, comme habité par la musique. Ce soir, comme pour prendre une nouvelle fois le public à contre-pied, le chanteur a décidé de changer de personnage et de la jouer blasé, arrogant et surtout complètement statique sur scène. Le contraste par rapport à leurs dates précédentes est frappant et s’il s’agit certainement d’une provocation, personnellement ça m’a complètement empêché de rentrer dans le set. Leur passage un mois et demi plus tôt au CPCR m’avait laissé sur les genoux et je leur aurais supplié de jouer au moins un morceau en plus (malgré un set de 40 minutes). Pour celui-ci c’est plutôt l’inverse. Je parviens même à m’ennuyer sur les morceaux que je connais par cœur et ce, malgré les trop tardives tentatives du chanteur à rendre son concert intéressant.



Passons cette erreur de parcours pour se concentrer sur le groupe liégeois qui a le plus fait parler de lui cette année, grâce à un album redoutable et des concerts explosifs : The K
The K


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. Sans doute une des dernières fois avant longtemps qu’on pourra profiter de ce groupe dans de telles conditions : une entrée à prix libre et une salle qui deviendra bientôt trop petite pour eux… mais tellement à leur image. Le public est incontestablement venu pour eux, tant il est dense dès le début de leur concert. Et le groupe n’y va pas par le dos de la cuiller en démarrant avec Bald Woman, petit bijou noise à base de larsens et de rythmes hachurés qui ouvre leur album My Flesh Reveals Millions Of Souls. Le hit Essential Chippendale ne tarde pas à suivre et le public est définitivement lancé, avec des pogos qui ne cesseront pas jusqu’à la fin du set. Les morceaux de l’album sont revisités et allongés par de longues parties où les musiciens en profitent pour faire un peu d’impro et où le chanteur aime s’adonner à son loisir favori : confier sa guitare à une demoiselle du public et à triturer ses pédales d’effet. Cette fois la demoiselle choisie n’est pas timide et expérimente un peu tout ce qu’il est possible de faire avec une guitare. Après une quarantaine de minutes – et un contact super chaleureux avec son public, précisons-le – The K
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joue la dernière note de son live bouillant et confirme qu’ils sont bien un des groupes incontournable de cette année… et qu’il mérite amplement ce statut !

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AUTEUR : Erik
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentr...
Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...
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Rescapé de la scène hardcore underground de la fin des années 90, Erik a lancé Shoot Me Again en 2004 avec Julien, un autre gamin hyperactif de l'époque. Ecumant à eux deux les salles les plus improbables lors du lancement de ce webzine, ils se sont rapidement entourés d'autres camarades de jeu pour renforcer l'équipe. Aujourd'hui concentré sur le développement du site, il est moins présent sur le front. ...

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