Reportage

Retour gagnant pour le Night Fest Metal

Marbehan (Bois des Isles), le 07-10-2017

Jeudi 12 octobre 2017



Nous en parlions dans notre article du 24 septembre dernier, le Night Fest Metal se voit donc à nouveau propulsé cette année sous les feux des projecteurs Metal extrême par la farouche volonté des associations Cronos et Durbuy Rock, principalement à la manœuvre pour cette huitième édition (et la première depuis 2010). En réunissant la tournée de Belphegor
Belphegor


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avec des dates off de groupes en pleine bourre tels que Wiegedood
Wiegedood


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, cette renaissance s’annonçait bien plus que prometteuse et posait clairement les jalons d’un événement à suivre de près. Je me suis donc rendu à Marbehan en ce bien humide samedi 7 octobre pour vérifier sur pièce ce qu’il en était.

Malheureusement, mes obligations de patriarche et donc mon arrivée relativement tardive me font rater les trois premiers groupes de la journée, à savoir Der Rote Milan
Der Rote Milan


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, Loth et Innerfire
Innerfire


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. Je le déplore, et les bons échos reçus de la prestation de Der Rote Milan
Der Rote Milan


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notamment ne peuvent que renforcer ces regrets, mais ainsi va la vie. Pour avoir discuté avec les Allemands, ils étaient en tout cas plutôt satisfaits de leur déplacement... Je me rattraperai une prochaine fois !

Ce sont donc les Brésiliens de Nervo Chaos
Nervo Chaos


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qui me font directement rentrer dans mon festival. Et pas de n’importe quelle manière puisqu’il me semble bien reconnaître les dernières notes de Bewitched, chanson mythique de Candlemass
Candlemass


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, en entrant dans la salle. Un choix plutôt surprenant considérant le relatif éloignement stylistique mais plutôt payant à en juger par le rendu de cette cover et la réaction d’un public par ailleurs bien satisfait de la prestation de Lauro and co. Leur Thrash / Death est clairement de bonne facture et passe outrageusement bien en ce début d’après-midi, comme en attestent les Pazuzu is Here et autres Pure Hemp (en conclusion). Voilà un set bien sympathique, et un Nervo Chaos
Nervo Chaos


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qui a su se mettre le public dans la poche aussi grâce à quelques sympathiques tentatives d’interventions en français dans le texte.



Ne connaissant pas du tout le lieu nous accueillant aujoiurd’hui (Bois-des-Isle), je réalise ensuite un rapide tour du propriétaire. Ressemblant davantage à une sorte de grande salle communale qu’à une salle de concert à proprement parler, je dois avouer cependant que la qualité du son proposé n’en pâtira pas, ou presque pas. C’était là ma grande crainte et me voilà rassuré. D’autre part, le fait de regrouper dans un seul espace merch / scène / bar / vente de nourriture confère à l’ensemble un côté ‘joyeux bazar organisé’ sympathique mais un peu à l’arrache. Tous les stands se côtoient et sont donc facilement accessibles, ce qui est aussi pratique que quasi-comique quand l’odeur des croque-monsieur vient titiller les narines en plein concert de Black Metal... Le plus important restant la quasi absence d’attente que ce soit pour les boissons ou la nourriture : un point toujours très agréable en festival.

Mais on devine aussi un manque d’espace évident qui ne doit pas facilier l’orga en régie. Le matériel est stocké, clairement visible, sur les deux côtés de la scène, ce qui n’est pas forcément problématique mais confère au fest ce côté un peu roots et pas ‘fini’. Des tentures ou un paravent auraient par exemple pu être disposés afin de cacher ce qui se trame en « coulisses » et conférer à l’ensemble un côté un peu plus pro. Même chose quand on s’aperçoit que les musiciens doivent traverser le public (tout corpse-paintés qu’ils sont pour certains) afin de rejoindre la scène depuis les loges. Honnêtement j’ai bien crû qu’ils allaient devoir s'enfiler des demandes de selfies... Ces détails ne sont pas bien graves et je suppose qu’une couche de finition sera apposée pour une éventuelle deuxième édition, mais autant en parler. Dernier détail : cette envie de détruire la sono, qui nous abreuve de Dagoba
Dagoba


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(en boucle !) durant les changements de plateau. Pas forcément une riche idée vu la composition du public ce soir, mais passons...

Ce sont ensuite les locaux (Marche-en-Famenne n’est pas loin) d’Exuviated
Exuviated


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qui se font un parfait plaisir de nous délivrer leur Death mélodique, toujours aussi réussi. N’ayant pas vu le groupe depuis quelques temps maintenant, je suis pourtant surpris par ces gros gruiks de début de set, avant de retrouver des sonorités plus familières, et bien moelleuses. Impossible également de résister à ces quelques leads entrainants, qui viennent illuminer des compos dotées d’une belle emphase. Bref, ça passe tout seul ! Avant Trapped By The Light, Exuviated
Exuviated


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cherche à se rapprocher de son public, mais surtout n’oublie pas de remercier tant que l’orga que les bénévoles : bon esprit ! A noter également qu’il s’agit de l’avant-dernier concert de Grégory (batterie) : alors, comme dit, « bisous, on se retrouve au bar ».



Arrive alors le cas Wiegedood
Wiegedood


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. Pour certains, la principale attraction de la soirée. Pour d’autres, de parfaits inconnus. Au final ? Peut-être le nom qui revenait le plus dans la bouche des festivaliers, tant la prestation a marqué. Et pour avoir retournés leurs deux LPs et les avoir vus lors des deux derniers Thronefests, je peux confirmer que nos Belges ont délivré une prestation de haute volée ce soir. Entre mur du son et moments introspectifs, Wiegedood
Wiegedood


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a clairement su jouer de ses différentes tonalités pour livrer un set hyper prenant (sauf pour les quelques hurluberlus derrière moi passant leur temps à discuter) qui est passé à une vitesse folle, au point que nous sommes plusieurs à regarder la montre, incrédules, après que le trio ait quitté la scène aussi silencieusement qu’il avait investit. Clairement une des claques de la journée, que je suis personnellement ravi d’avoir pris après une prestation très décevante lors du dernier Thronefest.



Autre groupe très attendu pour beaucoup : Deströyer 666
Deströyer 666


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, que l’on n’a pas vu dans la région depuis un bail et qui joue peut-être devant le public le plus fourni de la journée. D’ailleurs, il y a fort à parier que cette entrée en matière démentielle (sur A Breed Apart il me semble) a fini de convaincre les derniers indécis à venir rejoindre la meute pour une bonne mandale en règle. On pourra dire ce que l’on veut de l’inénarrable KK Warslut, lui et sa bande vont enfiler les tubes Black/Thrash avec style et aisance (ces soli !), même si KK se plaint de sa voix (ah bon ?) et des lights qui manifestement l’aveuglent. Traitor déclenche le premier pogo bien agité parmi un public die hard qui réclame alors un I Am the Wargod qu’il obtient aussitôt. Quelle tuerie d’ailleurs que ce titre, un immanquable des concerts de Deströyer 666
Deströyer 666


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, interprété quasiment le poing levé. La transition n’en est que plus difficile avec le plus mitigé Hounds at ya back qui précède un plus old school et surtout bien rentre-dedans Son of Perdition (rescapé de Cold Steel… For An Iron Age). Si on oubliera vite le petit flottement de milieu de set, on en retiendra davantage sa conclusion avec entre autres le classique Satanic Speed Metal et un Wildfire du feu de dieu. Pas grand-chose à redire de cet excellent concert, et je plains clairement les fans assistant aux dernières dates de la tournée, dont Deströyer 666
Deströyer 666


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s’est mystérieusement retiré récemment.



Quand démarre le concert d'Enthroned
Enthroned


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, impossible de nier qu’une partie du public a soit déjà quitté les lieux, soit ignore copieusement le groupe tant le parterre semble s’être vidé. Dommage, car on sent Enthroned
Enthroned


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plutôt motivé par cette date. Comme à son habitude, le groupe cherche à poser une certaine ambiance occulte avec son Black Metal, certes linéaire, mais néanmoins doté de quelques effets et autres trémolos bien sympas. Et si le concert est davantage réussi que les interventions de Nornagest (qui nous traite quand-même de « pédé », voilà c’est dit), il reste difficile de passer après enchaînement Wiegedood
Wiegedood


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/ Deströyer 666
Deströyer 666


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. Bizarrement, et alors que nous n’avions aucun motif de nous plaindre jusqu’à présent, c’est la sonorisation globale du groupe qui ne semble pas prendre, le rendu global ayant cet aspect « trop compact » qui dessert immédiatement un groupe de ce style. Restent quand-même quelques bons moments comme ce Nonus Sacramentvm (extrait de Obsidium), et son riff caractéristique.



A voir tout le matériel attendant d’être installé pour le concert de Belphegor
Belphegor


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, on a peine à croire que les 15 minutes d’interlude prévues à l’origine seront suffisantes. Et effectivement, si le résultat final est plutôt plaisant visuellement parlant (l’éclairage du décor lui-même est bien pensé, et les quelques fumi viendront encore rehausser le tout), c’est avec un petit quart d’heure de retard que les Autrichiens peuvent enfin investir la scène. Rien de bien grave cela dit, tant ce détail ne doit pas faire oublier la bonne tenue de l’organisation globale de cette journée de festival.



On passera rapidement sur la trop longue introduction et ce Masked Ball trop souvent utilisé (Ghost
Ghost


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aussi en abuse...) pour nous concentrer sur un début de set (Sanctus Diaboli Confidimus donc, puis Bleeding Salvation) posant directement les bases de ce qui va suivre : du blast une heure durant, un soupçon de mélodie et surtout un Helmuth bien remonté. La setlist de ce soir est fort logiquement axée sur le petit dernier, Totenritual, malheureusement encore un peu trop frais pour bien en apprécier ses extraits sur scène, contrairement à un Conjuring the Dead (immédiatement reconnaissable, même si pas le meilleur de Belphegor
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) ou à un Belphegor - Hell's Ambassador attendue et très satisfaisante. Au final, cette prestation est plutôt agréable à regarder, mais la fatigue maintenant bien installée me fera peiner pour en arriver au bout...



Comme on dit : voilà une bonne petite journée de fest ! Organisation générale, public au rendez-vous (environ 230 personnes présentes) et prestations de haute volée : le pari du Night Fest Metal nouveau est réussi haut la main ! Quelle plaisir de voir la Wallonie se (re)doter ainsi d’un tel événement. Gageons que cette huitième édition signe le retour sur la durée de cet événement, que l’on espère donc retrouver dès l’année prochaine !

Remerciements : Rémi, Sylvain et Cronos ASBL

Prochaines dates organisées par Cronos :
06/11/2017 : Au-Dessus @ Entrepôt, Arlon
18/11/2017 : Gorgoroth @ Entrepôt, Arlon
31/03/2018 : Asphyx @ Entrepôt, Arlon


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