En appréciant une carrière aussi longue que celle de Candlemass on se retrouve forcément partagé entre la satisfaction de voir le groupe proposer du matériel neuf qui sera peut-être joué live, et la crainte de voir ce matériel, nouveau justement, peiner à atteindre les standards de qualité du groupe.
Evidemment, la première chose que l’on remarque à ce niveau c’est la production, moderne et puissante, qui brutalise les atmosphères doomy qui ont fait de Candlemass un véritable pionnier du genre. Un éloignement des racines du groupe confirmé par le morceau titre dont le tempo plutôt rapide surprend, et dont le côté mélodique vire carrément au refrain taillé pour les grosse scènes.
Mais Death Thy Lover n’est pas mauvais pour autant. Les riffs de Sleeping Giant, typiques Candlemass, font plaisir à entendre et la prestation, certes scolaire, de Mats Levén laisse peu de place à la critique, tant son chant sinistre et sombre habite comme il sied la musique du groupe.
De la même manière, Sinister N Sweet fusionne les qualités agressives et mélancoliques de Candlemass et démontre également une qualité dans les solos, qui rassurent sur l’état de forme de Leif. Enfin, le final instrumental The Goose vient rappeler à propos l’un des traits de caractère des Suédois, capables de ces moments musicaux si prenants.
Même si l’on peut déplorer l’accentuation du côté technique et produit de Candlemass au détriment de son feeling d’autrefois et de sa capacité à poser de véritables ambiances, l’écoute de cet EP s’avère finalement fort agréable et vient ponctuer comme il se doit 30 années d’une belle carrière. Pas si mal pour un groupe qui n’était plus censé enregistrer...

Epic Doom Metal

Candlemass