Dès lors, lorsqu’on annonce la sortie d’un album solo du sieur TIM ARMSTRONG, la curiosité est quand même titillée. On a envie de dépasser ces considérations plus « politiques » et d’écouter l’album histoire de voir ce qui en sortira au final.
Pour son A Poet’s Life, TIM ARMSTRONG s’est entouré discrètement de THE AGGROLITES pour pondre 10 titres de punk-rocksteady-reggae actuel. Il a eu beau ne pas le crier sur tous les toits, la touche de THE AGGROLITES est perpétuellement présente sur l’ensemble de l’album.
L’album commence par trois titres bien secoués, calibrés pour être joués sur les dance-floors avec comme point culminant de l’efficacité Into Action où il a invité la punkette canadienne Skye Sweetnam. L’album fait ensuite place à 6 titres où la nonchalance chaleureuse est toujours de mise mais où l’envie de se poser un peu, cocktail à siroter en main, est forte. On s’effondre sur le canapé ou on dodeline en entamant une discussion sympathique avec quelques potes. On finit fracassé en dub avec l’instrumental Cold Blooded.
La version ska solitaire de TIM ARMSTRONG s’est éloignée de ce qu’il fait en groupe avec RANCID (Ruby Soho, Time Bomb). L’homme parle ici simplement de ce qu’il aime : les filles, Los Angeles, les potes ; et de ce qu’il connaît : la violence dans les grandes villes ou les déboires rencontrés après OPERATION IVY. L’album s’apprécie comme une bonne journée simple et agréable qui vient de s’écouler.

Rancid